V/H/S/ HALLOWEEN
Tricks or tape ?
V/H/S/ HALLOWEEN / 2025
Réalisé par MULTIPLES REALISATEURS
Avec: David Haydn, Anna McKelvie, Adam James Johnston, Eddy MacKenzie
La saga V/H/S m’a toujours fasciné. D’abord parce que je suis un grand amateur de films à sketches depuis leur essor dans les années 1980 (« Où est mon gâteau, Bédélia ?»). Mais aussi parce que cette franchise se distingue par l’audace de son concept : offrir une véritable liberté créative aux différents réalisateurs embarqués dans l'aventure. Spécialisée dans le found footage, la série exploite le principe du « film dans le film », donnant au spectateur l’impression de visionner de véritables enregistrements. Si ce procédé est aujourd’hui largement connu et parfois surexploité (voir usé jusqu'à la corde), il fonctionne encore ici grâce à sa capacité à renforcer le sentiment d’immersion et d’urgence selon les segments. Certes, comme souvent dans les films d’anthologie, toutes les histoires ne se valent pas. Néanmoins, cet opus s’impose selon moi comme l’un des plus réussis de la série, voire le meilleur.

La grande force de ce crû est sa variété de récits et de styles. Chaque segment explore une peur différente : folklore urbain, possession démoniaque, humour noir jusqu'à une horreur plus réaliste qui complètera la palette du parfait petit épouvantail. Nous retrouvons donc "Diet Phantasma", le fil conducteur du film, mais aussi la pépite "Coochie Coochie Coo", "Ut Supra Sic Infra" qui signera le retour de Paco Plaza, "Fun size", "Kidprint" ou encore "Home Haunt" et sa maison hantée qui va le devenir pour de vrai. Sacré programme pour une sacrée soirée en perspective.


La grande force de ce crû est sa variété de récits et de styles. Chaque segment explore une peur différente : folklore urbain, possession démoniaque, humour noir jusqu'à une horreur plus réaliste qui complètera la palette du parfait petit épouvantail. Nous retrouvons donc "Diet Phantasma", le fil conducteur du film, mais aussi la pépite "Coochie Coochie Coo", "Ut Supra Sic Infra" qui signera le retour de Paco Plaza, "Fun size", "Kidprint" ou encore "Home Haunt" et sa maison hantée qui va le devenir pour de vrai. Sacré programme pour une sacrée soirée en perspective.

Plans instables, cadrages imparfaits et image dégradée sont autant d'artifices utilisés habituellement pour cacher la misère mais qui fonctionnent ici plutôt bien et participent même à nous impliquer davantage dans ce qui va devenir rapidement de véritables cauchemars éveillés pour les pauvres quidams pris au piège de cette faille "filmo-temporelle". A ce titre, "Coochie Coochie Coo" fait office de figure de proue et sera parvenu à littéralement me scotcher à mon fauteuil. Glauque, crade, cette histoire de maternité et de mère nourrissière ressemble comme deux gouttes de lait à une partie d'un célèbre jeu vidéo (le numéro 7 pour être plus précis) et m'aura foutu une sacrée frousse tout en imprimant ma rétine avec quelques apparitions proprement hallucinantes. La madeleine de Proust périmée du film, rien de moins. S'ensuit une petite possession pas piquée des vers ("Ut Supra Sic Infra") montrant que Plaza n'a rien perdu de sa superbe tout en nous en mettant plein les yeux (si ils ne finissent pas dans l'estomac de quelqu'un) ainsi qu'une petite recette de cuisine ("Fun Size") qui nous rappelle que les règles d'Halloween se doivent d'être respectées. Saignant. Plus intimiste et surement plus sombre, "KidPrint" jouera avec une peur plus proche de nous puisqu'elle concerne l'enlèvement d'enfants et la manipulation des images; une histoire qui ose et qui n'oublie pas en plus d'envoyer quelques moments trashs vraiment dérangeants. On finira par "Home Haunt", un autre de mes préférés même si il s'éloigne du côté malsain du reste et préviligiera le spectaculaire et le fun en faisant prendre vie à un décor d'Halloween voyant ses monstres attaquer les visiteurs d'une attraction pas si attractive que ça. On n'oubliera pas de parler du fil conducteur, foutrak et jouissif tout en nous offrant une satire de la culture marketing et de ses expérimentations commerciales plutôt bien vue. Bon, on n'oublie pas de rembobiner avant de rendre la cassette et on croise les doigts pour que le prochain soit aussi bon.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
51par les lecteurs
Classé
69par la MAMA
Note finale: 4/5















Quelques scènes vraiment trash voir même dérangeantes.










Le premier segment est un véritable monument du genre...










Le rythme est inégal mais on ne s'ennuie pas durant ces presque 2 heures.










Certaines histoires sont vraiment barrées.










A l'image de tout le reste, inventive et dans le ton.










L'image crado doit aider mais c'est plutôt bien foutu.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Ce "V/H/S/Halloween" est un joyeux sac de bonbons horrifiques : certains sont délicieux, d’autres un peu douteux… mais on continue quand même à piocher dedans. Si vous aimez les frissons, les images crades et l’horreur inventive, foncez… sinon, contentez-vous de manger du sucre et de creuser des citrouilles, au mieux vous ne perdrez que vos dents. Et laissez ces cassettes traîner bien loin de votre salon!
FICHE TECHNIQUE

V/H/S/ HALLOWEEN / 2025
Titre original:
V/H/S/HALLOWEEN
Avec: David Haydn, Anna McKelvie, Adam James Johnston, Eddy MacKenzie
Scénario: Bryan M.Ferguson, Anna Zlokovic, Alberto Marini, etc...
Musique: Nick Chuba
Durée:1h55
SYNOPSIS
À travers une série de cassettes vidéo retrouvées, différentes personnes sont confrontées à des phénomènes surnaturels et à des événements inexplicables. Entre légendes urbaines, expériences étranges et maisons hantées qui prennent vie, chaque enregistrement révèle une nouvelle situation terrifiante. Au fil des récits, la fête d’Halloween se transforme en une nuit de chaos et de survie. Les personnages découvrent que derrière les costumes et les traditions se cachent des forces bien plus sombres.

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