THE CROW
Dernier tour de piste ?
THE CROW / 2024
Réalisé par Rupert SANDERS
Avec: Bill Skarsgård, FKA twigs, Danny Huston, Sami Bouajila
Et ben voilà patatras. En grand défenseur du film d'Alex Proyas (et en amoureux meurtri par la tragique disparition de Brandon Lee), je me voyais déjà en train de plumer ce bidule qu'on nous vante depuis tant d'années comme LE nouvel opus qui va relancer la machine (qui n'en demandait pas tant). Exit Momoa (qui pourtant envoyait du lourd sur certains clichés post-production), un temps envisagé, et place à ce Clown désormais célèbre de Bill Skarsgård et à sa coupe mulet qui au passage aura déchainé les passions sur les internet. A peine étais-je en train d'aiguiser ma machette et de préparer la broche pour mon petit volatile de la soirée que je me suis surpris à être surpris justement. Mince, ce ne serait pas si mauvais finalement ? Bon, on reprend son sérieux deux minutes et on pose le coupe-coupe avant de faire des bêtises...

Première étape essentielle, ne surtout pas comparer quoi que ce soit de ce nouveau film à la merveille pondue à l'époque par Proyas dont je suis un ardent défenseur devant l'éternel. Inutile de tenter un parallèle, Brandon était Brandon, et personne ne parviendra à le remplacer de quelque manière que ce soit ; c'est dit. Inutile également d'essayer de retrouver la poésie morbide et les images d'outre-tombe du premier, ici le ton y est très différent. Et tant mieux, Sanders a selon moi choisi la bonne voie en évitant la sortie de route d'entrée de jeu.


Première étape essentielle, ne surtout pas comparer quoi que ce soit de ce nouveau film à la merveille pondue à l'époque par Proyas dont je suis un ardent défenseur devant l'éternel. Inutile de tenter un parallèle, Brandon était Brandon, et personne ne parviendra à le remplacer de quelque manière que ce soit ; c'est dit. Inutile également d'essayer de retrouver la poésie morbide et les images d'outre-tombe du premier, ici le ton y est très différent. Et tant mieux, Sanders a selon moi choisi la bonne voie en évitant la sortie de route d'entrée de jeu.

Car oui, c'est bien face à une toute nouvelle histoire que nous sommes. D'aucun diront plus moderne, d'autres crieront au scandale, moi j'ai vraiment apprécié voir autre chose; comme une démonstration de la faculté qu'a l'amour de changer de camp sans prévenir. D'autant qu'ici, exit le côté "Romantique" de la chose. Certes le "love" est toujours au coeur de l'histoire, mais cette fois la haine sera davantage mise sur le devant de la scène au rayon sentiments. Preuve s'il en était nécessaire que l'un ne va pas sans l'autre. Les deux antagonistes principaux ont également bénéficié d'un traitement très différent. C'est Shelly qui cette fois profite de la nouveauté et voit sa tessiture narrative largement étoffée. Elle passe d'un simple flashback à une femme qu'on apprend à connaitre à travers son histoire pas très reluisante. Eric est plus dans l'ombre et semble ne faire figure que d'une coquille vide prête à être remplie de colère et de haine afin de punir ce monde qui l'a tant fait souffrir. Dommage par contre que certains pans de l'histoire soient à ce point éludés ou passés à la moulinette de la magie du cut (les raccourcis sont flagrants), surement pour éviter l'écueil du rythme, déjà mis à mal à plusieurs reprises. Bon point, la mythologie liée à la légende est ici bien plus exploitée avec un monde spirituel clairement montré et "presque" expliqué via la présence du guide joué par Sami Bouajila. Et quelle bonne idée d'avoir changé l'orientation de cette "croisade" en faisant de Draven un démon de sang noir plus qu'un sauveur, un monstre écorché vif prêt à toutes les horreurs pour assouvir sa vengeance. Car même si les scènes d'action sont assez basiques dans l'ensemble, le combat final dans l'opéra est un petit monument du genre. Mise en image sublime, plans iconiques à foison et synchronisation musicale parfaite font de ce déferlement de violence un moment dont on se souviendra (les mises à mort sont sacrément gratinées pour la plupart). Une explosion de colère qu'on attendait et qui aura bien lieu, point d'orgue final de cette vengeance sur la vie totalement ré-imaginée et finalement pas si affreuse que ça.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
Classé
122par la MAMA
Note finale: 4/5















Le combat final fait gicler un max de sauce tomate sur les murs...










Pas vraiment, la faute à un pan de l'histoire un poil trop expédié.










Un manque de rythme évident mais l'explosion finale rattrape tout.










Une autre histoire, un autre temps...










Beaucoup moins inoubliable que celle du premier film.










Pas si mauvais finalement et heureusement vu qu'ils sont nombreux.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Oubliez donc le film de Proyas juste le temps de celui-ci, et ce pour profiter d'une nouvelle histoire délibérément tournée vers la colère plus que l'amour. Un poil charcuté dans son déroulé, le film n'en est pas moins très bon et envoie du lourd notamment dans son épilogue nihiliste à souhait et sans concessions. Mon coeur reste avec Brandon mais ma raison me fait aimer celui-ci également. Pardonnons aux corbeaux et poursuivons les colombes...
FICHE TECHNIQUE

THE CROW / 2024
Titre original:
THE CROW
Avec: Bill Skarsgård, FKA twigs, Danny Huston, Sami Bouajila
Scénario: James O'Barr, Zach Baylin, William Josef Schneider
Musique: Volker Bertelmann
Durée:1h51
SYNOPSIS
Eric et Shelly se rencontrent lors d'une cure de désintoxication; ils tombent éperdument amoureux. Shelly étant pourchassée par les dangereux membres d'une secte satanique, ils s'enfuient ensemble mais finissent part être rattrapés et tués. Eric va néanmoins se voir proposer un curieux marché avant de quitter définitivement cette terre... Revenir d'entre les morts pour venger leur assassinat mais à une condition : conserver tout son amour.

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