LE SAVIEZ VOUS?
Fameux que ce remake de "The Blob" qui réussira même pour moi à faire mieux que l'original. Ce Blob est en fait au départ un estomac à l'envers. Il digère tout ce qu'il touche. Constitué de Methocel (utilisé dans certains Milkshake) il donnait du fil à retordre à un Kevin Dillon totalement déboussolé par ses extensions capillaires (qu'il détestait apparemment). C'est Tony Gardner ("Dark man", "Cabal" ou plus récemment "Hellfest") qui se colla aux effets spéciaux au sein d'un atelier nommé pour l'occasion "The Blob Shop". C'est Frank Darabont ("The Mist", "Walking dead") qui a co-scénarisé cette version en glissant ça et là quelques références à Stephen King dont il adaptera certains succès plus tard. A noter qu'on verra pour la première fois sur un écran, une pauvre victime avalée tête la première par le siphon d'un évier...

En attendant un reboot racontant les origines, voici donc mon préféré avec le tout premier de cette franchise devenue totalement culte. Au rayon des anecdotes croustillantes, il faut savoir que Stallone voulait absolument placer le film au coeur d'un des conflits les plus meurtrier en cours (et qui plus est passé sous silence par les médias); le massacre Karen fut choisi après moults discussions entre spécialistes. La fameuse mitrailleuse qui déchire littéralement les corps dans la séquence finale serait, selon certains combattants/vétérans, en deça de la réalité pour les dégats qu'elle inflige (alors que la scène fut critiquée pour son côté "exagéré"). Autre fait etonnant, l'acteur jouant le dictateur Birman (grand méchant du film), est en fait un ancien combattant Karen qui a eu le courage malgré les menaces de prendre le rôle... Fait marquant: ce Rambo verra le plus gros bodycount de la série avec 466 victimes !

Ce film culte mettant en scène un regretté Rutger Hauer complètement maboul (et terrifiant) n'est pas avare en anecdotes. Déjà, il faut savoir qu'il a réalisé une bonne partie des cascades du film. Une gageure. D'ailleurs, même la seconde tête d'affiche, C.Thomas Howell, aurait déclaré être effrayé par l'intensité dégagée par Rutger. Malheureusement le film n'aura pas eu le succès qu'il méritait en salles. Les producteurs partiront du principe que le manque de violence crue en était sûrement la raison (d'où un remake bien moins bon mais beaucoup plus violent et graphique). George W.BUSH aurait également siégé au conseil de la société ayant aidé HBO a financer le film.. Cela lui sera reproché plus tard en mettant en exergue ses penchants pour la violence et sa position sur les valeurs familiales.

Troisième épisode d'une série qui ne cesse plus de tronçonner nos écrans, ce "Leatherface" de 1990 trimballe lui aussi son lot d'anecdotes.. La première concerne son trailer, tourné avant même que la production du film n'ai démarrée; du coup, c'est Kane Hodder (Jason par interim) qui campe masque de cuir (photo juste au dessus). Il sera ensuite remplacé par R.A. Mihailoff. Jeff Burr fut viré du tournage puis ré-embauché faute de remplaçant. Il faut savoir que le film devait être beaucoup plus gore (avec une scène montrant un type littéralement coupé en deux). Il a fallu batailler et tailler dans le gras pour obtenir une respectable classification Rated-R...

Grand classique du Slasher que ce "Carnage" écrit par Harvey Weinstein (également producteur via Miramax) et réalisé par Tony Maylam. Il faut savoir que son histoire s'inspire d'une légende encore racontée autour des feux de camps au Nord de New-York (un documentaire "Cropsey" a même été réalisé). Tom Savini, s'occupant des effets spéciaux à l'époque, n'était pas très content de son travail sur le tueur du film; la production ne lui aurait laissé que 3 jours pour créer son terrible visage. Celui-ci interprétait même le tueur quand il le jugeait nécessaire (durant la fameuse scène du radeau, c'est Tony Maylam qui s'y est lui-même collé). A la base le film comportait beaucoup plus de scènes impliquant Cropsy mais Maylam a voulu en supprimer certaines afin de garder le côté effrayant du célèbre tueur aux cisailles. Le film fut l'un des premiers sur la tristement célèbre liste des Video-nasties au Royaume-Uni, notamment à cause de la scène de massacre du radeau.

Julie Carmen, la soeur de Jerry Dandrige dans le film, devait subir une séquence de maquillage intense avec la fabrication d’un moule de son visage. C’était une première pour elle qui a bien failli faire une crise de panique lorsque le platre s’est mis à sècher et durcir sur son visage. Après la séance, en pleurs, l’actrice apprend qu’il y a eu un problème avec le moulage et qu’elle devait refaire la pose le lendemain... A noter que Stephen Geoffreys (alias « Evil Ed »dans le premier film) devait reprendre son rôle culte mais il a refusé pour jouer dans « La ligne du diable » (« 976 Evil »), le premier film de Robert « Freddy » Englund en tant que réalisateur. Ed s’est donc transformé en « Louie », interpreté par Jon Gries.

C'est l'acteur Chris Sarandon (le Vampire en chef) qui a eu l'idée de manger des pommes tout au long du film. En étudiant un peu le Lore des Vampires, il s'est dit qu'il devait partager une bonne partie de l'ADN d'une chauve souris et donc se nourrir également de fruits... Celui-ci a d'ailleurs beaucoup souffert lors des séances de maquillages, puisque pas moins de 8 heures étaient nécessaires pour le transformer en Jerry Dandrige (version monstre évidemment). Le pire étant le pauvre ED dont la transformation a nécessité pas loin de 18 heures... C'est au génial Steve Johnson que nous devons une bonne partie des maquillages du film (notamment la Goule qui fond jouée par Jonathan Stark ou encore la fabuleuse dentition finale).

Voilà un film absolument incroyable qui n’a rien perdu de sa force émotionnelle. Tiré d’un roman du King (qu’il qualifie d’adaptation la plus fidèle de son oeuvre), les acteurs portent le récit sur leurs épaules et tout particulièrement celles bien larges du regretté Michael Clarke Duncan. Pour décupler ses émotions, ce dernier pensait régulièrement à son Papa qui l’avait abandonné enfant. D’ailleurs, pour rendre Coffey encore plus gigantesque, la chaise électrique utilisée était plus petite lorsqu’il était à l’écran avec elle. A savoir que ce film fut l’un des plus grands succès adapté de Stephen King puisqu’il est l’un des seuls à avoir dépassé les 100 Millions au Box Office (hormis « Ça »). Le King a d’ailleurs rendu visite aux équipes sur le tournage et leur a demmandé un curieux service. Il souhaitait être attaché sur la chaise électrique pour « voir ce que ça faisait »... Mal à l’aise, il demanda très rapidemment à être détaché. Petit fait plus léger, John Coffey aurait pu être joué par Shaquille O’Neal, pressenti au départ (comme Ving Rhames d’ailleurs).

Le succès du récent troisième épisode donne forcément envie de revoir le tout premier, plus « bricolé » mais déjà propice à des effusions sanguinolentes démesurées. David Howard Thornton, qui joue le clown maléfique Art, était le sixième figurant préssenti au départ. Son expérience en tant que mime a dû jouer en sa faveur, puisque Damien Leone voulait un clown aux antipodes de Pennywise: muet, sans cheveux et utilisant des armes (beaucoup d’armes)... Thornton a d’ailleurs toujours considéré Art comme le pendant maléfique de Mister Bean. Le réalisateur Damien Leone, spécialiste des effets spéciaux, a lui puisé dans des ouvrages médiévaux pour s’inspirer des tortures les plus terribles de l’époque. Le découpage en deux de la pauvre Dawn en a très largement profité... À noter que la boutique « Craven Halloween Store » porte ce nom en honneur au réalisateur Wes Craven...

Slasher lorgnant fortement vers notre Freddy Krueger préféré, ce "Panics" ("Bad Dreams" outre-atlantique) n'en reste pas moins sympathique. James Cameron serait souvent venu sur le tournage afin de conseiller le réalisateur, Andrew Fleming (qui signera ensuite "Dangereuse Alliance" ainsi que des épisodes de "Emily in Paris"). La comparaison avec le film culte de Wes Craven est d'autant plus drôle que l'actrice principale, Jennifer Rubin, avait déjà joué dans "Freddy 3: Les griffes du cauchemar". Richard Lynch, le méchant du film, fut traumatisé par sa vision couvert de prothèses le faisant ressembler à un grand brûlé (encore Freddy?). Il faut dire que l'acteur avait déjà failli mourir par auto-immolation à une époque ou il était sous l'emprise de stupéfiants. Il n'était pas prêt à se voir ainsi et n'a pas pu travailler pendant plusieurs jours (il restera enfermé dans sa caravane).

Encore un slasher devenu culte avec les années. Il subira les affres de la censure pour obtenir un "Rated R" (la MPAA l'ayant classé X lors de son visionnage).Bernadette n'a donc plus de sang qui gicle de sa gorge tranchée, on ne verra plus Etienne en morceau après sa rencontre avec un véhicule et le développé-couché de Greg, craquera un peu moins (certaines copies intégrales semblent toutefois trainer de ci de là). La fameuse séquence finale aurait dû être plus tournée vers le fantastique avec un autre tueur possédé par l'esprit de sa mère. Cette scène fut très éprouvante pour les acteurs, certains devant rester plusieurs heures immobiles avec du maquillage (ouch la brochette).

Slasher ayant beaucoup fait parler de lui à l'époque, "Rosemary's Killer" est considéré par Tom Savini comme son meilleur travail en maquillages (mais son pire film aussi). La scène du couteau dans la tête est d'ailleurs citée par Tarantino Himself comme une de ses scènes de films d'horreur préférée. C'est également ce film qui offrit à son réalisateur Joseph Zito le sésame magique pour réaliser "Vendredi 13: Chapitre final" (toujours avec Savini). L'acteur Farley Granger, claustrophobe et devant porter un masque totalement opaque, a donné bien du mal à l'équipe (qui a dû se résigner à utiliser 3 acteurs différents, dont Tom). La scène finale est clairement calquée sur le "Carrie" de De Palma mais fait toujours sont petit effet.

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