PRIMATE
Rage agains the piscine...
PRIMATE / 2025
Réalisé par Johannes ROBERTS
Avec: Johnny Sequoyah, Jess Alexander, Troy Kotsur, Victoria Wyant
Voilà donc un sacré moment que j'attendais de pouvoir voir ce "Primate" dont tout le monde parlait tant. Déjà parce que j'avais raté sa sortie ciné mais surtout son arrivée sur les plateformes et en disque bleu se faisait cruellement attendre. Autant vous dire que quand j'ai pu choper la liane, c'était la folie (oui il y a bien une vanne). Voici donc le nouveau film de Johannes Roberts, après un "47 Meters down" plutôt sympathique mais surtout un "Resident Evil" complètement foiré qui m'avait douché les yeux à l'eau froide (je croise à peu près tout ce que j'ai pour le Zach Cregger à venir; si c'est moche je m'évanouis comme un barbare). Alors, quid de sa version "singe" du film de requin, sorte de remake d'un "Cujo" (prononcez "Kuro", ou Cucho ou Churros, comme vous voulez) sous amphétamines tourné par un John Carpenter déchaîné et prêt à tous les excès (même celui de secouer la tête et de balancer sa touffe dans tous les sens). Pourquoi ces références ? Justement parce qu'elles sont évidentes (en tout cas pour moi, et à jeun en plus).

L'hommage devient flagrant dès que les premières notes de musique d'une mélodie typique des meilleurs compos de Big John ("Halloween" et "Christine" en tête) retentissent sur un générique très réussi. Ajoutez à cela une séquence dans un placard à vêtements à qui il ne manquait plus que le cintre, quelques scènes ou le singe se faufile comme une ombre (the Shape) ou apparait là où on ne l'attend pas et même un re-vival final typique du tueur à la citrouille (s'il n'était pas muet, le père aurait pu dire qu'il avait tiré six fois sur lui) et vous obtenez un vrai plaisir coupable plein de jubilation pour le fan absolu que je suis.


L'hommage devient flagrant dès que les premières notes de musique d'une mélodie typique des meilleurs compos de Big John ("Halloween" et "Christine" en tête) retentissent sur un générique très réussi. Ajoutez à cela une séquence dans un placard à vêtements à qui il ne manquait plus que le cintre, quelques scènes ou le singe se faufile comme une ombre (the Shape) ou apparait là où on ne l'attend pas et même un re-vival final typique du tueur à la citrouille (s'il n'était pas muet, le père aurait pu dire qu'il avait tiré six fois sur lui) et vous obtenez un vrai plaisir coupable plein de jubilation pour le fan absolu que je suis.

Mais le film a également d'autres atouts. L'un des plus importants à mes yeux c'est qu'il ne nous prend pas pour des bananes et va tout de suite à l'essentiel. On est venu voir un singe énervé qui bave et qui dézingue des jeunes à la pelle et c'est exactement ce qui se passe. On était bien conscient que l'histoire allait tenir sur une feuille de bananier, inutile donc d'épiloguer ou pire de broder sur un truc qui n'en méritait pas tant. L'essentiel est ailleurs et on l'avait bien compris. Vient alors la question de Ben qui se devait de donner le change sous peine de faire s'écrouler un château de cartes dont il est finalement la seule fondation solide. Et bien c'est clairement mission accomplie. Le choix d'utiliser un acteur et des masques animatroniques était le bon et donne à notre vilain petit singe un aspect réaliste carrément flippant. Sérieusement, certaines de ses mimiques m'ont vraiment filé les poils, notamment lorsqu'il sourit de façon diabolique après avoir balancé un protagoniste du haut d'une falaise, tout fier de son petit exploit, ou encore lorsqu'il amadoue une jeune fille avant de violemment lui briser une partie de son corps. Et des corps brisés il va y en avoir. Car oui, le film est violent, très violent, alignant quelques excès de fureur qui pousseront même jusqu'au gore frontal avec notamment une mâchoire arrachée plein cadre, un visage décollé ou encore de multiples crânes défoncés à l'aide d'instruments divers et (a)variés. Pour saigner, ça saigne. Reste évidemment quelques incohérences inhérentes à ce genre de productions, des dialogues un tantinet légers et des réactions parfois "étranges" des personnages mais franchement quelle importance. On est venu chercher de la tension, du fun et de l'hémoglobine et c'est exactement ce que le film m'a procuré avec une générosité qui force le respect. Et pourtant on m'a toujours dit que ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la limace...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
38par les lecteurs
Classé
37par la MAMA
Note finale: 4/5





Moyenne générale du film (Mama/Lecteurs):










Quelques mises à mort vont vous décrocher la mâchoire...










Le singe est méga-flippant et certaines scènes sont bien tendues.










On va à l'essentiel et c'est tant mieux.










Ultra classique et tenant sur un post-it, mais de qualité.










Un hommage évident à Carpenter. Moi j'adore.










Le singe avec costume et animatronique est tout simplement bluffant.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Primate" a coché toutes les cases pour moi. J'ai pris mon pied sans prise de tête (de toute façon je suis pas assez souple) et Roberts a même réussi à toucher ma corde sensible Carpentérienne avec rage. Un excellent moment d'horreur vintage, direct et sans fioritures, qui m'aura réconcilié avec les films d'animaux tueurs bien peu qualitatifs ces dernières années.
FICHE TECHNIQUE

PRIMATE / 2025
Titre original:
PRIMATE
Avec: Johnny Sequoyah, Jess Alexander, Troy Kotsur, Victoria Wyant
Scénario: Johannes Roberts, Ernest Riera
Musique: Adrian Johnston
Durée:1h32
SYNOPSIS
De retour de l'université après ses séries d'examens, Lucy rejoint sa famille dans sa jolie maison d'Hawaii pour un week-end bien mérité. Elle y retrouve également Ben, le Chimpanzé vivant parmi eux et qu'elle connait depuis son plus jeune âge. Au cours d'une fête autour de la piscine, celui-ci s'énerve brusquement et devient terriblement agressif. La jeune femme et ses amis ne peuvent que se réfugier au centre de l'eau pour résister aux assauts du singe qui devient de plus en plus menaçant et dangereux...

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