IMAGINARY
Nounours montre les dents
IMAGINARY / 2024
Réalisé par Jeff WADLOW
Avec: DeWanda Wise, Taegen Burns, Pyper Braun, Betty Buckley
Le pitch de ce conte pour "enfants pas sages" m'avait bien donné envie lors de la diffusion de sa première bande-annonce. Certes, encore une histoire d'ours en peluche mal léché qui fait rien que des bêtises mais ça semblait prometteur. Et puis je me suis dit que j'allais peut-être devenir le lapin de la farce et finir en essuie-postérieur de fortune pour ce patapouf un poil trop gourmand (les miens vont pas être beaux à voir de poils). Tant pis, on tente le voyage même si je dois avoir mauvaise haleine après. Pilule bleue avalée, on suit Alice et son lapin-ours dans son cauchemar en espérant y trouver un peu de bonheur de cinéphile.

Première déconvenue, c'est mou, c'est lent. Alors même si le soleil donne, le film prend tellement son temps à démarrer qu'on peut déjà sentir l'odeur du chocolat qui n'en est pas. Et ce ne sont pas les acteurs qui vont dissiper notre ennui tant ils sont mauvais pour certains (DeWanda Wise semble figée en permanence quand Tom Payne, tout juste sorti de "Walking Dead", est inexistant et lisse au possible). Mention aussi pour la petite Alice, à côté de la plaque des goûts, voir même tombée dedans...


Première déconvenue, c'est mou, c'est lent. Alors même si le soleil donne, le film prend tellement son temps à démarrer qu'on peut déjà sentir l'odeur du chocolat qui n'en est pas. Et ce ne sont pas les acteurs qui vont dissiper notre ennui tant ils sont mauvais pour certains (DeWanda Wise semble figée en permanence quand Tom Payne, tout juste sorti de "Walking Dead", est inexistant et lisse au possible). Mention aussi pour la petite Alice, à côté de la plaque des goûts, voir même tombée dedans...

Et puis le dernier quart arrive (oui je sais, c'était long) et ça s'améliore un petit peu. On plonge alors en plein "Alice au pays des merveilles" avec un décor plutôt sympa et surtout des créatures assez bien fichues. Le gros nounours qu'on attendait est bien là et vu sa dentition proéminente il ne semble pas trop attiré par le miel (par contre il a les abeilles c'est une certitude). Les effets spéciaux, pratiques pour la plupart, sont assez classes et mis à part deux ou trois flammèches numériques bien moches, les amateurs de gros monstres pleins de dents seront ravis. Ce qui est par contre plus discutable ce sont toutes ces références mélangées, secouées et du coup dénaturées qui composent une sorte de bloubiboulga tout juste digeste mais qui fera tiquer certains cinéphiles avertis (les références à "Poltergeist" à la fin, ou encore "Insidious" sont grosses comme des crottes de Mammouths). Ce final nous tiraille donc entre le divertissant et le franchement lourdingue (la fausse fin hyper mal amenée; remarquez la vraie l'est tout autant). Reste un petit twist en milieu/fin de film qui même s'il n'est pas révolutionnaire permet de conserver un peu d'attention chez un spectateur qui commençait à s'éteindre et quelques bonnes idées dont celle de départ malheureusement sous-exploitée. Ah oui et j'oubliais, le doublage VF est absolument ignoble (la voix de l'ours fait pitié). Ni bon, ni très mauvais, le film est constamment entre deux mondes et peut se laisser voir si on est un tant soit peu indulgent et si on n'a pas peur de l'indigestion référentielle (oui je viens de l'inventer et alors?). Un gâteau imaginaire sans saveur mais qui évite de peu le goût du rance avarié.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
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293par la MAMA
Note finale: 2/5





Moyenne générale du film (Mama/Lecteurs):










A part un vieux clou rouillé pas grand chose de dangereux ici.










Ben on l'attends toujours...










C'est assez long, trop long même, une petite heure aurait suffit.










Un melting-pot de tout ce qui a déjà marché ailleurs mais qui ne marche pas ici.










Quelques morceaux sympathiques.










De beaux trucages à l'ancienne (le monstre final) et du numérique un peu moche.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Une déception donc, même si elle n'est pas totale. "Chauncey" aurait clairement pu dire "Bonne-nuit les enfants" s'il n'y avait pas eu cette fin un poil plus réussie. Un conte trop long, trop inspiré (par d'autres) et surtout sans la peur qu'il était censé nous faire ressentir. Après visionnage on s'endormira donc sur nos deux oreilles (certains même pendant) en rêvant à ce qu'aurait pu être ce voyage s'il avait été mieux préparé...
FICHE TECHNIQUE

IMAGINARY / 2024
Titre original:
IMAGINARY
Avec: DeWanda Wise, Taegen Burns, Pyper Braun, Betty Buckley
Scénario: Jeff Wadlow, Greg Erb, Jason Oremland
Musique: Omer Ben-Zvi, Alexandre Cote, Kevin Lax
Durée:1h44
SYNOPSIS
Jessica et son compagnon Max décident de retourner vivre dans la maison d'enfance de celle-ci afin de concrétiser un nouveau départ. La plus jeune fille de Max trouve vite ses marques et déniche un vieil ours en peluche dont elle fait son ami imaginaire. Peu à peu, "Chauncey" semble demander à Alice des choses de plus en plus malsaines...

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