REVEIL DE LA MOMIE (LE)
La momie fait bande à part
REVEIL DE LA MOMIE (LE) / 2026
Réalisé par Lee CRONIN
Avec: Jack Reynor, Laia Costa, Natalie Grace, Billie Roy
Après avoir réveillé le Necronomicon, Lee Cronin réveille encore un machin à forte connotation Démoniaque mais cette fois sous le soleil de l'Egypte. Exit la nuit humide et sale de "Evil Dead Rise", place aux éclaircies et à la chaleur moite du pays des pyramides. Alors, elle en a encore sous les bandelettes notre amie la momie ? Il semblerait que oui, même si l'histoire ne prendra finalement pas le chemin qu'on aurait pu imaginer, préférant les ténèbres de la possession diabolique aux affres de la résurrection historique. Et tant mieux pour nous quand on voit les dégâts que ce genre de légendes peuvent provoquer quand elles sont mal racontées (Tom s'en souvient encore, même s'il a repassé le mur du son depuis).

Alors que fait notre momie depuis qu'elle s'est ingurgité un bon paquet de pilules bleues avant de refermer la porte de son royal dodo ? Et bien elle bande, et sévère en plus. A croire que le réalisateur n'avait vraiment pas envie de rigoler (même si la dernière partie pourrait faire sourire les plus aguerris) et s'est senti investi d'une mission tout à fait louable: foutre les pétoches à une bande de spectateurs qui étaient justement venus pour ça. Ça tombe plutôt bien non ?


Alors que fait notre momie depuis qu'elle s'est ingurgité un bon paquet de pilules bleues avant de refermer la porte de son royal dodo ? Et bien elle bande, et sévère en plus. A croire que le réalisateur n'avait vraiment pas envie de rigoler (même si la dernière partie pourrait faire sourire les plus aguerris) et s'est senti investi d'une mission tout à fait louable: foutre les pétoches à une bande de spectateurs qui étaient justement venus pour ça. Ça tombe plutôt bien non ?

Ce que l'on ne peut pas reprocher à Cronin, c'est de ne jamais essayer de passer à côté de son propos. C'est un film d'horreur, un vrai, un de ceux qui tâche et essaye en permanence d'appuyer là ou ça fait mal (avec en plus pas mal de références aux ténors du genre, notamment Transalpins, avec leurs zooms et contre-champs toujours inquiétants). Passée une introduction à s'en décrocher la mâchoire (sic), le rythme faiblit un peu et c'est d'ailleurs ce qu'on pourrait reprocher au film. La phase "enquête" aurait mérité de perdre quelques kilos sur la balance de la durée et plombe un tout petit peu le rythme général (d'où les 2h14 du film). Mais ne vous méprenez pas, rien de rédhibitoire et si on ajoute quelques clichés inhérents au genre et deux trois invraisemblances c'est à peu près tout ce que je pourrais souligner qui m'aura paru en deçà. Parce que pour le reste, ça envoie vraiment du lourd. Le film baigne en permanence dans une ambiance sombre, lourde, atteignant le summum de la "glauquitude" lors du visionnage d'une VHS façon "Lost tapes" qui m'aura carrément foutu mal à l'aise. Autre fait marquant, on touche à l'enfance, et pas qu'à moitié. Les gosses prennent cher et ne sont en aucun cas épargnés (les parents qui s'identifieront aux deux très bons acteurs non plus). Les corps se déforment, les chairs sont arrachées et on ne sait jamais vraiment à quelle tête blonde se vouer. Le final versera lui dans le grand-guignol total, alternant entre les attaques d'un démon particulièrement terrifiant et les frasques de ses sbires qui multiplieront les coups de vice vaseux. Allergiques aux fluides corporels et aux petites choses qui font mal (dents, ongles, etc...), fuyez, vous allez avoir du mal à vous en remettre. Ajoutez à cela quelques scènes gores très épicées et surtout une fin bien noire digne d'un "Weird Tales" ou d'un "Tales from the Crypt" (on récolte toujours ce que l'on sème) et vous obtenez un "vrai" film d'horreur comme on n'en avait pas vu depuis bien longtemps en plus d'une véritable déclaration d'amour au genre.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
57par les lecteurs
Classé
55par la MAMA
Note finale: 4/5















C'est carrément dégueu par moments et ça saigne plutôt beaucoup.










Certaines scènes sont vraiment malaisantes.










Un poil trop long, le film aurait gagné à avoir un rythme plus soutenu.










C'est classique, parfois cliché, mais ça fonctionne plutôt bien.










Les mélodies sont belles et remplies de mélancolie.










Tout fonctionne très bien, même les CGI.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Cronin mélange "L'Exorciste" et "Evil Dead" (il confirmera d'ailleurs la filiation avec l'univers) tout en déroulant une histoire froide comme un tombeau de Pharaon. Le film aligne quelques morceaux de bravoure et même s'il aurait gagné à être moins long, reste tout de même une ode au genre horrifique comme on les aime. La momie restera la seule a pouvoir se déplacer seule et en bande en même temps, et rien que ça, ça mérite le respect.
FICHE TECHNIQUE

REVEIL DE LA MOMIE (LE) / 2026
Titre original:
THE MUMMY
Avec: Jack Reynor, Laia Costa, Natalie Grace, Billie Roy
Scénario: Lee Cronin
Musique: Stephen McKeon
Durée:2h14
SYNOPSIS
Un journaliste vit depuis plusieurs mois en Egypte avec sa famille, dans l'attente d'une promotion. Le jour de l'annonce de son nouveau poste, sa jeune fille Katie est enlevée par une mystérieuse femme. Huit ans plus tard et alors que la famille tente de se reconstruire, Jack reçoit un coup de téléphone lui annonçant qu'on avait retrouvé sa fille, mais dans des circonstances plus qu'étranges... Elle était enfermée dans un sarcophage.

DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM
2
0









100% d'avis positifs
VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
CANDYMAN
(Bernard ROSE)
CANDYMAN
(Bernard ROSE)
Hélène Lyne écrit une thèse sur les mythes et légendes urbaines. En se promenant dans un quartier défavorisé de la ville, elle découvre la légende de "Candyman", sorte de croquemitaine qui apparaît lorsque l'on prononce cinq fois son nom devant un miroir. Fascinée, Hélène se lance alors dans une enquête qui va la mener en plein cauchemar... Le monstre existe-t'il vraiment?

Critique:
MASSACRE A LA TRONCONNEUSE
(Tobe HOOPER)
MASSACRE A LA TRONCONNEUSE
(Tobe HOOPER)
Août 1973, cinq jeunes amis traversent le Texas en van par une chaleur écrasante. Menacés par un auto-stoppeur dérangé qu'ils avaient embarqué peu de temps avant, ils parviennent à le faire fuir mais sont obligés de s'arrêter pour faire le plein de leur véhicule. Au détour d'un chemin, ils découvrent une vieille bâtisse qui va vite devenir le lieu de leurs pires cauchemars...

Critique:
AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS
(James DEMONACO)
AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS
(James DEMONACO)
Une sénatrice Américaine vise le siège de la présidence des Etats-Unis et propose en premier lieu de faire annuler la "purge" qui sème terreur et désolation chaque année. Ses opposants vont profiter de cette monstrueuse soirée pour la faire exécuter. C'était sans compter sur Léo, survivant de la précédente purge, qui est devenu son chef de la sécurité.
AVERTISSEMENT DE CONTENU

Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales