GRAVE ENCOUNTERS
Traitement de choc pour fantômes chics
GRAVE ENCOUNTERS / 2011
Réalisé par Colin MINIHAN, Stuart ORTIZ, The VICIOUS BROTHERS
Avec: Benjamin Wilkinson, Sean Rogerson, Ashleigh Gryzko, Merwin Mondesir
J'avais tellement lu de critiques positives de ce truc amateur bricolé avec les moyens du bord que je me suis enfin décidé à le visionner. Surfant sur la vague des pseudos chasseurs de fantômes œuvrant dans nombre d'émissions tournant en boucle sur le câble ou le satellite, les Vicious Brothers (rien que le nom de ces gars ne pouvait que me plaire) nous proposent un documenteur tourné de la même manière qu'un show TV. Du coup, on a l'impression de se retrouver devant un "Taps" ou un "RIP" (pour les meilleurs) gonflé aux amphétamines (puisque bidonné pour assurer le spectacle). Et les bougres sont sacrément doués pour cet exercice ô combien périlleux (on ne compte plus les "found footage" s'étant essayé au genre en se gamellant violemment les ratiches).

Tout est fait et bien fait pour qu'on s'imagine savourant notre émission télé favorite, au détail près qu'on est presque sûr qu'il va se passer un truc (et ce ne sera surement pas juste un rat qui pète dans un couloir). Après une présentation plutôt ironique de l'équipe, des proprios et du matériel (on sent tout de même une pointe d'ironie, voir de moquerie dans la façon de faire), on démarre la visite en commençant à scruter tous les recoins sombres de ce vieil hôpital délabré. Le décor est particulièrement bien choisi, glauque, chargé de souffrance et son histoire (qui nous est contée via de fausses images d'archives) participe grandement à nous inquiéter juste ce qu'il faut.


Tout est fait et bien fait pour qu'on s'imagine savourant notre émission télé favorite, au détail près qu'on est presque sûr qu'il va se passer un truc (et ce ne sera surement pas juste un rat qui pète dans un couloir). Après une présentation plutôt ironique de l'équipe, des proprios et du matériel (on sent tout de même une pointe d'ironie, voir de moquerie dans la façon de faire), on démarre la visite en commençant à scruter tous les recoins sombres de ce vieil hôpital délabré. Le décor est particulièrement bien choisi, glauque, chargé de souffrance et son histoire (qui nous est contée via de fausses images d'archives) participe grandement à nous inquiéter juste ce qu'il faut.

Hop, premier sursaut et surtout premier "truc" utilisé par ces magiciens pour nous faire croire à l'incroyable: Sasha nous montre clairement une forme sombre et menaçante lorsqu'elle allume et éteint sa lampe. Pas de bol, c'est sa propre ombre. C'est en tout cas suffisamment malin pour qu'on se laisse avoir et nous montre avec quelle facilité notre imaginaire peut vagabonder lorsqu'on y est bien préparé. Vraiment bien foutu. N'ayez pas peur (enfin si, mais pas là), je ne vais surtout pas vous gâcher la surprise en vous racontant les différents événements auxquels vont être confrontés nos chasseurs de fantômes mais sachez que vous en aurez pour votre argent. Vous allez sursauter (pas mal), frissonner (beaucoup) et vous étonner de certaines visions horrifiques particulièrement glaçantes réalisées avec une ingéniosité couvrant le manque de moyens évident (certains fantômes sont vraiment terrifiants). Pour le reste, même si ça peut parfois paraître un peu long, ça se suit sans déplaisir, les personnages (à la limite de la caricature je le répète) tiennent la route, prennent cher (les fantômes ne font pas de détail) et le final nous réserve un twist bien tendu sur cet hôpital qui possède sa propre identité et qui semble bien décidé à ne jamais les laisser sortir. Le mélange entre réalité et outre-tombe est d'ailleurs plutôt bien vu et cette sensation d'être digéré par les lieux, comme intégré, met facilement mal à l'aise. On peut tout de même déplorer quelques maladresses comme ces "Glory hole" avec des bras ou quelques longueurs qui auraient pu être évitées, mais encore une fois si on est "client" de ce genre de show, le compte est bon! Attention toutefois; ceux qui ne verront pas l'aspect "ironique" du machin ou qui se borneront à le comparer à un "Rec" ou à un "Blair Witch" (qui n'ont absolument rien à voir mis à part le vert de la vision de nuit) passeront certainement à côté d'une bonne partie de la frissonnade. Et mon dieu que ce serait dommage...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
-par les lecteurs
Classé
195par la MAMA
Note finale: 4/5















Pas grand chose à signaler de ce côté, mais ce n'est pas le sujet.










C'est terriblement ingénieux et les sursauts sont bien là.










Le film peut paraitre lent, mais ça fait partie de son ADN.










Simpliste mais efficace avec une bonne dose de cynisme (ahh les émissions TV).










Elle ne m'a pas laissé un gros souvenir mais mes oreilles ne saignent pas non plus.










Bien foutus avec presque rien.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Grave encounters" montre une nouvelle fois qu'avec très peu de moyens mais beaucoup d'envie on arrive encore à faire peur. Préparez le popcorn, sortez les binouzes et enfoncez vous bien profondément dans votre fauteuil, vous allez explorer avec cette équipe les tréfonds d'un hôpital hanté lampe frontale à la main (c'est pas sur le front normalement ?). Laissez vous donc faire et appréciez de bons gros sursauts à l'ancienne qui font du bien aux abdominaux; c'est thérapeutique je vous dis!
FICHE TECHNIQUE

GRAVE ENCOUNTERS / 2011
Titre original:
GRAVE ENCOUNTERS
Avec: Benjamin Wilkinson, Sean Rogerson, Ashleigh Gryzko, Merwin Mondesir
Scénario: Colin Minihan, Stuart Ortiz, The Vicious Brothers
Musique: Quynne Alana Paxa
Durée:1h32
SYNOPSIS
Lance Preston et son équipe des "Grave Encounters" tournent le sixième épisode de leur émission dans l'asile psychiatrique désaffecté de Collingwood. Ils décident de se laisser enfermer pour la nuit et espèrent ramener des images terrifiantes de véritables apparitions fantomatiques. Ce qu'ils vont y découvrir va dépasser toutes leurs espérances...

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