LE MANOIR DE LA TERREUR
Andrea Bianchi (1981)
LE MANOIR DE LA TERREUR / 1981
Réalisé par Andrea Bianchi
Avec: Karin Well, Gianluigi Chirizzi, Simone Mattioli, Antonella Antinori
Le petit David entre pour la première fois dans un vidéo-club avec ses parents. Nous sommes en 1983, les VHS pullulent sur les étagères. Une ambiance si particulière se dégage de l'endroit. Comme un parfum de découverte, d'interdit aussi, car le passage au rayon dessins-animés se prolonge toujours discrètement vers celui des films d'horreur, véritable Graal presque à portée de main. Le petit David y laisse souvent son regard traîner, vagabonder, et se prends à rêver de voir ces films aux jaquettes si aguichantes, si tentantes. Sa maman le ramène bien vite à la réalité en lui signalant qu'il y avait erreur de casting et que tout ça n'était pas de son âge. Déception, colère parfois, sentiment d'injustice. Ces images, aussi dures soient-elles, le fascinent, l'obsèdent. Tant pis, le dernier Goldorak fera l'affaire pour cette fois...

Pourquoi je vous dis tout ça? Parce que le petit David c'est moi; il a grandi, et cet amour du cinéma de genre est certainement né à ce moment précis, grâce à des oeuvres comme ce "Manoir de la terreur" d'Andrea Bianchi. Je pourrais vous dire aussi que le film est rempli d'incohérences, de fautes de goût, de scènes osées tirant vers l’érotisme crû, mais à quoi bon? Le charme est là, et il opère toujours. La faute à cet amour d'une époque révolue mais toujours bien présente dans le coeur des amoureux du film de genre.


Pourquoi je vous dis tout ça? Parce que le petit David c'est moi; il a grandi, et cet amour du cinéma de genre est certainement né à ce moment précis, grâce à des oeuvres comme ce "Manoir de la terreur" d'Andrea Bianchi. Je pourrais vous dire aussi que le film est rempli d'incohérences, de fautes de goût, de scènes osées tirant vers l’érotisme crû, mais à quoi bon? Le charme est là, et il opère toujours. La faute à cet amour d'une époque révolue mais toujours bien présente dans le coeur des amoureux du film de genre.

Ce qui est sûr, c'est que si vous vous imaginiez retrouver un grand film de zombies comme seules les années 80 pouvaient en produire ("L'enfer des Zombies","Zombie","L'au dela", entres autres...) vous risquez de prendre une claque de mammouth à mains pleines de doigts. Tout, et je dis bien tout, est bricolé de A à Z. Premier élément choquant, les 15 premières minutes nous donnent l'impression qu'on s'est trompé de film; de rayon du vidéo-club même. Aurais-je pris par inadvertance un film léger, à tendance rose, avec des femmes peu farouches s'offrant sans vergogne au plombier venu réparer la photocopieuse? La photo est tellement naze et les acteurs tellement nuls (et à poil les trois quarts du temps, il faut le préciser) qu'on est en droit de se le demander. Et puis les zombies arrivent. Un groupe de gugusses en pagne, affublés de masques en papier mâché qui ne s'emparassent même pas à planquer la peau bien rose de l'acteur sur certains plans. Tout à coup, c'est le miracle. Bianchi se met à aligner quelques fulgurances glauques qui resteront dans les esprits. La photo s'améliore comme par enchantement, la nuit tombe, tout semble prendre sa place (les zombies sont bien aidés par la nuit, cachant toutes leurs imperfections avec autant de brio qu'une bouteille de Biactol en croisade); une servante se fait décapiter à la faux, un enfant arrache le sein de sa mère avec les dents, ça devient marrant... A noter que l'enfant en question, non content de penser à têter alors que les zombies les assaillent, est en fait joué par un adulte (sans blague)... Un vrai bordel même pas organisé. Bref, on ne va pas tourner autour du pot de chambre, il faut s'asseoir et viser la cible. Et la cible est clairement le nostalgique adepte du nanar. Si vous faites partie de cette catégorie de spectateurs, foncez, vous allez verser votre petite larmichette. Sinon, foncez aussi, mais dans l'autre sens...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
Classé
264par la MAMA
Note finale: 2/5















C'est glauque et même si le latex est bien voyant, ça fait mouche parfois.










Difficile de ressentir une vraie peur viscérale tant on n'y croit pas.










Mou jusqu'au trois quarts. Après ça s'énerve un peu.










Le quoi? Les dialogues? Au mieux improvisés...










Bontempi au programme mais pas si désagréable que ça (et elle participe au côté irréel du machin).










Là ça a terriblement vieilli... Deux trois trucs fonctionnent encore mais il ne faut pas être trop regardant.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Un film de zombies de plus, avec son armée de morts-vivants affamés, ses scènes gores à base de bidoche, latex collant et sang de cochon, sa musique au synthé sur 3 notes typique des années 80; tout un programme. Les acteurs sont nuls, la photo est moche, le scénario inexistant, et pourtant, j'aime toujours autant revoir ce nanar pour tout ce qu'il représente, pour l'époque à laquelle il me renvoie. Ah, mélancolie quand tu nous tiens...
FICHE TECHNIQUE

LE MANOIR DE LA TERREUR / 1981
Titre original:
BURIAL GROUND
Avec: Karin Well, Gianluigi Chirizzi, Simone Mattioli, Antonella Antinori
Scénario: Piero Regnoli
Musique: Elsio Mancuso, Berto Pisano
Durée:1h25
SYNOPSIS
Plusieurs couples sont invités à passer un week-end festif chez un riche archéologue afin de fêter une fantastique découverte. Ce scientifique fou réveille alors une armée de morts-vivants avides de chair fraîche qu'il trouve enfermés dans une très vieille crypte. Ceux-ci vont s'attaquer aux pensionnaires du manoir et leur faire passer une véritable nuit de cauchemar.

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WAR MACHINE
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