EXORCISM OF GOD
Alejandro HIDALGO (2021)
EXORCISM OF GOD / 2021
Réalisé par Alejandro HIDALGO
Avec: Maria Gabriela de Faria, Joseph Marcell, Will Beinbrink, Iran Castillo
Nouvelle pierre sacrée à l'édifice des films d'exorcisme (on peut même parler d'un immense tas de VHS/DVD/Bluray qui s'empilent depuis les années 70), cet "Exorcism of God" va tenter de nous embarquer à nouveau dans l'arche du frisson; se sauvera-t'il du naufrage? Rien n'est moins sûr mais laissons lui sa chance (avec un petit signe de croix en passant quand même). Comment réussir à renouveler le genre sans se perdre et sans perdre le pauvre spectateur qui n'en demande pas tant; surtout que bien d'autres s'y sont essayé avec plus ou moins de brio (Friedkin pour le meilleur, mais Derrickson aussi qui dans une moindre mesure n'a pas démérité.. entre autres évidemment).

Réalisé par un Alejandro Hidalgo repéré après un sympathique "House at the end of time", cet exorcisme de dieu ne fait pas vraiment d'étincelles; en tout cas pas suffisamment pour qu'on s'enflamme. La réalisation est propre, carrée, les images plutôt jolies quand elles ne sont pas défigurées par des effets numériques un peu trop voyants, mais finalement la sauce ne prends pas (en même temps sans flamme, ça peut pas bouillir). Pourtant le réalisateur tente de prendre le contre-pieds en nous proposant une vision différente des autres compétiteurs dans cette catégorie. Louable, mais vain...


Réalisé par un Alejandro Hidalgo repéré après un sympathique "House at the end of time", cet exorcisme de dieu ne fait pas vraiment d'étincelles; en tout cas pas suffisamment pour qu'on s'enflamme. La réalisation est propre, carrée, les images plutôt jolies quand elles ne sont pas défigurées par des effets numériques un peu trop voyants, mais finalement la sauce ne prends pas (en même temps sans flamme, ça peut pas bouillir). Pourtant le réalisateur tente de prendre le contre-pieds en nous proposant une vision différente des autres compétiteurs dans cette catégorie. Louable, mais vain...

En effet, sans trop spoiler, il va inverser les rôles et placer le démon dans la posture de l'exorciste face à un prêtre qui n'a jamais réussi à se repentir. Une bonne idée, originale, qui peut faire écho à certains travers de l'église et mettre en abime le côté parfois sombre de chaque être humain (même s'il s'agit d'un prêtre). La main de Dieu a besoin d'outils qui parfois dysfonctionnent, c'est le propre de l'homme après-tout. Le film puise également un peu partout dans les différents viviers du film de démons avec des références évidentes à "Evil Dead", "L'exorciste" bien sûr mais aussi "Hellraiser" de Clive Barker (la chaise et les chaines qui en sortent). Le rythme est soutenu, et c'est plutôt bien, ne laissant pas trop le temps de s'ennuyer et même si tous ces jump-scares et autres scènes chocs ponctuent généreusement le métrage, on a déjà tout vu ailleurs et en mieux... Autre fait avéré, vouloir trop en faire en partant systématiquement vers des séquences outrancières pour provoquer le malaise (à base de blasphèmes et autres personnages sacrés transformés en leur contraire) finit par générer l'effet inverse (en même temps c'est peut-être voulu, étant donné que c'est le propre du film et son but inavoué). Trop c'est trop et certaines scènes auraient plutôt tendance à susciter l'hilarité (Jésus qui court sur les murs ou cette passion du réalisateur pour les yeux qui partent dans tous les sens) plutôt qu'une peur viscérale qu'on désespère de ressentir. Au rayon des réussites, on pourra dire merci aux maquillages des démons, vraiment bien réalisés, malheureusement encore une fois diminués par des effets numériques un peu trop voyants (mais heureusement peu nombreux). Et c'est bien ça le gros point noir du film, toute bonne idée est immédiatement contrebalancée par son contraire, à croire qu'Alejandro Hidalgo souhaitait appliquer ce thème du bon/mauvais jusqu'au coeur de sa réalisation. Par chance, certaines scènes fonctionnent assez bien, comme cette "Marie" démoniaque s'en prenant aux enfants (un comble, jolie pirouette) ou encore un Jésus très enervé tirant sa croix dans un couloir.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
147par les lecteurs
Classé
217par la MAMA
Note finale: 3/5





Moyenne générale du film (Mama/Lecteurs):










Quelques flots visqueux mais ce n'est pas le sujet










De (rares) moments de frissons et quelques jump-scares classiques










Un bon rythme qui nous tient éveillé










Partant d'un postulat original, on finit tout de même par retomber dans le convenu










Propre, mais sans éclats










Beaux maquillages notamment pour les démons, mais du numérique qui tâche un peu...


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Une fesse constamment en conflit avec l'autre, "Exorcism of God" finit par rater le coche et tomber de la chaise. Le film n'est pas mauvais, il peut même être fun si on est adepte de bourrinage généreux, mais il manque le rendez-vous de la peur en cédant aux sirènes de l'outrancier et du toujours plus. Un honnête divertissement qui se laissera voir sans déplaisir mais dont il ne faut pas trop attendre sous peine de déception. Jésus crie et la caravane lasse...
FICHE TECHNIQUE

EXORCISM OF GOD / 2021
Titre original:
THE EXORCISM OF GOD
Avec: Maria Gabriela de Faria, Joseph Marcell, Will Beinbrink, Iran Castillo
Scénario: Santiago Fernandez Cálveme, Alejandro Hidalgo
Musique: Elik Alvarez, Yoncarlos Medina
Durée:1h38
SYNOPSIS
Peter Williams, un prêtre Américain exerçant au Mexique, tente un exorcisme contre l'avis de sa hiérarchie. Il parvient à chasser le démon mais se retrouve possédé à son tour; ce qui lui fait commettre l'irréparable. Dix-huit ans plus tard, son terrible pêché le hante toujours et va bien malgré lui déclencher une bataille intérieure dépassant l'entendement.

DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM
2
7









22% d'avis positifs
VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
SALEM'S LOT
(Gary DAUBERMAN)
SALEM'S LOT
(Gary DAUBERMAN)
Ben Mears est un auteur de romans à succès. Il décide de retourne dans sa bourgade natale Jerusalem's Lot. En manque d'inspiration pour son prochain livre, il espère y puiser un peu de matière. Malheureusement, il découvre qu'une terrible malédiction frappe les habitants de cette petite ville autrefois si tranquille. Un mystérieux personnage habitant dans une vieille demeure lugubre surplombant la ville semble "infecter" les humains...

Critique:
LE MINISTERE DE LA SALE GUERRE
(Guy RITCHIE)
LE MINISTERE DE LA SALE GUERRE
(Guy RITCHIE)
L'armée Britannique recrute une poignée d'hommes hautement qualifiés pour effectuer une mission suicide durant la seconde guerre mondiale. Seul petit problème, il s'agit de soldats totalement incontrôlables et même dangereux. Ils vont semer le chaos sur leur passage et dans les lignes ennemies.

Critique:
DEEP WATER
(Renny HARLIN)
DEEP WATER
(Renny HARLIN)
Un groupe de passagers internationaux en route de Los Angeles vers Shanghai est contraint d'effectuer un atterrissage d'urgence en pleine mer. En plus du crash, les survivants vont devoir essuyer les attaques incessantes d'une bande de requins déchainés et bien décidés à faire d'eux leur prochain repas. Ben, le co-pilote, va tout tenter pour protéger le groupe et les ramener en vie.
AVERTISSEMENT DE CONTENU

Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales