Please wait...

DOLLY
On joue à la poupée ?


DOLLY / 2025


Réalisé par Rod BLACKHURST
Avec: Fabianne Therese, Max the Impaler, Ethan Suplee, Seann William Scott
Il y a des films qui rendent hommage à leurs modèles avec subtilité. Et puis il y a les autres, comme "Dolly", qui semble préférer sortir les gros marqueurs et agiter la pancarte devant la caméra (Dès fois qu'on ne l'aurait pas remarqué ou qu'une conjonctivite purulente nous ai collé les yeux). Le panneau « Hooper », notamment, est difficile à prendre pour autre chose qu’un clin d’œil appuyé à Tobe Hooper et à "Massacre à la tronçonneuse". Une référence plutôt sympathique sur le papier, mais qui pose rapidement une question embarrassante : quand on doit afficher le nom du réalisateur original pour rappeler au spectateur ce qu’on essaie de faire, est-ce qu’on a vraiment trouvé son propre ton ?



Car Dolly accumule les ingrédients du cinéma d’horreur : la forêt isolée, la rencontre inquiétante, la maison où personne de normalement constitué n’accepterait de mettre les pieds et, bien sûr, les personnages qui semblent considérer chaque situation dangereuse comme une invitation à faire exactement l’inverse de ce que recommande leur instinct de survie. Macy et Chase pourraient probablement gagner plusieurs minutes d’espérance de vie simplement en développant un minimum de méfiance et d'intelligence.


Le film multiplie ainsi les petits appels du pied aux classiques du genre. On sent qu’il connaît ses références, qu’il sait où regarder pour trouver son inspiration et qu’il aimerait volontiers s’inscrire dans la grande tradition du survival horrifique. Le problème, c’est qu’entre connaître les codes et savoir les utiliser, il y a un fossé que Dolly ne parvient jamais vraiment à franchir. Et c’est dommage, parce que son idée de départ avait de quoi produire quelque chose de franchement malsain. Cette femme qui kidnappe Macy pour en faire sa nouvelle « enfant », cette obsession des poupées et cette ambiance de maison familiale transformée en cauchemar auraient pu donner lieu à un film tordu et dérangeant (même si certaines scènes trouvent tout de même la voie du cradingue assez régulièrement). Le plus amusant reste alors de repérer les références plutôt que de trembler devant l’écran. On cherche les clins d’œil, on reconnaît les influences et, entre deux scènes censées nous faire peur, on se demande presque quel autre classique du genre va venir faire coucou. À défaut de se construire une véritable identité, Dolly s'entête à emprunter un peu de tout à tout le monde (même le masque fait furieusement penser à "The Hills run red", bien plus réussi ou l'arrachage de téton tout droit inspiré par "Le manoir de la terreur" ). Et puis il y a Seann William Scott, dont la mâchoire semble avoir définitivement décidé de prendre ses distances avec lui et de cesser toute collaboration avec son visage. Une performance qui soulève une question autrement plus inquiétante que le film : comment peut-on avoir la mâchoire décrochée et parvenir malgré tout à parler, crier et articuler - presque - normalement (j'ai essayé, j'y arrive pas.. mais j'ai mal) ? Même les lois de l’anatomie semblent avoir demandé à quitter le plateau et Stiffler aurait vraiment dû choisir la tarte à l'Américaine plutôt que ce pudding à la date de péremption sacrément dépassée.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?




Classé 140
par les lecteurs
Classé 306
par la MAMA

Note finale: 1/5


GORE

Quelques scènes gores mais ce n'est pas le carnage annoncé.
PEUR/AMBIANCE

On a surtout de peur qu'ils essayent de développer l'histoire un jour...
ACTION

Encore heureux que ça va à l'essentiel...
SCENARIO

Hein quoi, un scénario ? Où ça ?
MUSIQUE

En avant la Country (et c'est vraiment pas le pire).
EFFETS SPECIAUX
Quelques trucages "on-set" qui fonctionnent bien, d'autres moins.

LA CONCLUSION DE LA MAMA

Une poupée, quelques références, beaucoup de mauvaises décisions, un panneau « Hooper » et une mâchoire en roue libre : Dolly nous rappelle finalement qu’il fut un temps où les tronçonneuses faisaient nettement plus peur que certains effets spéciaux, aussi chocs soient-ils. Vivement le 2 qu'on rigole (ou pas)...

FICHE TECHNIQUE

DOLLY / 2025


Titre original:

DOLLY


Réalisé par Rod BLACKHURST
Avec: Fabianne Therese, Max the Impaler, Ethan Suplee, Seann William Scott
Scénario: Rod Blackhurst, Brandon Weavil
Musique: Nick Bohun
Durée:1h23
SYNOPSIS
Lors d’une randonnée en pleine nature, Macy et son compagnon Chase croisent une inquiétante créature portant un masque de poupée. Alors que Chase est violemment agressé, Macy est enlevée et conduite dans une maison isolée au cœur de la forêt. Sa ravisseuse, une femme monstrueuse obsédée par les poupées, entend faire de la jeune femme son nouvel « enfant ».



DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM

 0   1

0% de votes positifs

VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
CLEANER
(Martin CAMPBELL)

Joanna et son frère Michael sont élevés au sein d'un cercle familial tendu avec un père violent qui passe ses nerfs sur ce dernier. Devenue adulte, Joanna intègre les forces spéciales mais son problème avec l'autorité la force à démissionner. Elle tente tant bien que mal de s'occuper de Michael qui souffre d'autisme et de soucis comportementaux. Laveuse de carreaux dans une grande entreprise, elle se trouve prise à partie au beau milieu d'activistes dangereux prenant tout un étage en otage...

Critique:
VICIOUS
(Bryan BERTINO)

Polly est seule chez elle lorsqu'on sonne à sa porte. Une vieille femme lui demande l'hospitalité et une fois entrée dépose sur la table une curieuse boite contenant un sablier. Elle lui annonce alors qu'elle va mourir; sauf si elle suit les indications que va lui donner la boite dans le temps imparti. De terrifiantes apparitions commencent à la harceler. Polly va devoir lutter pour sa survie et la nuit qu'elle va passer promet d'être le pire cauchemar de sa vie.

Critique:
C.H.U.D.
(Douglas CREEK)

En 1977, le très sérieux New York Times fait état d'une colonie de SDF vivant dans les tunnels sous la ville. Des rumeurs signaleraient que ces mêmes tunnels seraient devenus un lieu de choix pour certains industriels peu scrupuleux afin d'y déposer leurs déchets toxiques. Peu à peu, des disparitions inquiétantes attisent la curiosité d'un inspecteur et du responsable d'un foyer pour sans abris.

AVERTISSEMENT DE CONTENU



Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales
147245 affamé(s) à table