MORTAL KOMBAT 2
La défaite n'est pas une fatality...
MORTAL KOMBAT 2 / 2026
Réalisé par Simon McQUOID
Avec: Adeline Rudolph, Karl Urban, Martyn Ford, Tati Gabrielle
Après avoir fait danser les années 90 sur un rythme techno et donné à Raiden le regard différentiel de notre Cricri Lambert national, le célèbre jeu de Midway se voit réadapté sur grand écran pour le plus grand bonheur des fans de bourre-pifs dont je fais partie. Il faut dire qu'encore une fois à contre-courant, j'ai beaucoup aimé le premier opus même si l'absence de véritable tournoi s'était cruellement fait sentir. Scorpion (mon personnage préféré) y partageait la vedette avec un Cole Young sorti de nulle-part pour distribuer quelques bonnes grosses "fatality" au gré de leurs déambulations dans les décors. Vendu comme ça, c'est sûr que ça ne fait pas rêver et pourtant les origines de notre harponneur préféré étaient plutôt bien mises en scène, tout comme celles de quelques personnages emblématiques de la série comme son alter ego Subzero qui parvenait rapidement à briser la glace. Et bien exit les présentations, ici on ne parlera qu'avec les poings, le réalisateur semblant se rendre compte qu'il avait peut-être perdu un peu trop de temps avant d'ouvrir les vraies hostilités. Les premières séquences mettent tout de suite dans l'ambiance, Shao Kahn remplissant le cadre de son imposante carrure, en même temps que les tronches de ses adversaires.

Parce que oui, le temps est désormais à la démonstration de force. Le tournoi commence alors qu'on ne s'en est même pas rendu compte (et c'est peut-être mieux comme ça) et les combats s'enchainent à la vitesse d'un métronome un soir de concert d'Iron Maiden (c'est mon pote, Iron -à lire très vite, c'est de saison-). Bon alors, jubilatoire ou rasoir la partie de jeu-vidéo sans manettes ? Et bien un peu des deux ma bonne dame, surtout si vous acceptez le fait de voir un truc que vous n'allez peut-être pas toujours comprendre. Mais bon, qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse et les bottages de f... fanions (oui ça claque moins mais c'est plus propre).


Parce que oui, le temps est désormais à la démonstration de force. Le tournoi commence alors qu'on ne s'en est même pas rendu compte (et c'est peut-être mieux comme ça) et les combats s'enchainent à la vitesse d'un métronome un soir de concert d'Iron Maiden (c'est mon pote, Iron -à lire très vite, c'est de saison-). Bon alors, jubilatoire ou rasoir la partie de jeu-vidéo sans manettes ? Et bien un peu des deux ma bonne dame, surtout si vous acceptez le fait de voir un truc que vous n'allez peut-être pas toujours comprendre. Mais bon, qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse et les bottages de f... fanions (oui ça claque moins mais c'est plus propre).

L'histoire est un véritable bordel désorganisé qui part tellement dans tous les sens qu'on se demande parfois qui fait quoi. La faute à un lore adapté dans la confusion la plus totale et à une envie d'enquiller toujours plus de personnages issus d'une série qui en compte un sacré paquet. Difficile, donc, de faire cohabiter tout ce petit monde sans donner l'impression de courir après son propre scénario. Mais heureusement, ce n'est pas vraiment l'argument principal qui nous fera nous déplacer pour voir cette adaptation. On est venus pour que ça saigne et qu'on puisse enfin voir des "Fatalities" dignes de ce nom. Eh bien, c'était un peu décevant à mon goût. Je pousserais même jusqu'à dire que, finalement, le premier enquillait quelques joyeusetés gores un poil plus démonstratives qu'ici (même si en quantité plus limitée). Mis à part quelques découpes nettes et une magistrale explosion de tronche au marteau de guerre — je vous laisse la surprise — le sang aura tendance à se faire plus discret, ou en tout cas à être utilisé avec davantage de retenue. Un comble pour une licence dont l'un des principaux arguments reste justement de transformer chaque affrontement en joyeux carnage. Autre grande annonce de ce deuxième volet : l'arrivée du charismatique Johnny Cage, longtemps comparé à notre Jean-Claude Van Damme préféré, au point de reprendre le célèbre grand écart et de voir même le personnage de Bloodsport dans l'un des jeux directement inspiré de l'acteur. Alors oui, j'adore Karl Urban, que je considère comme l'un des tout meilleurs acteurs actuellement (aaaaaahhhh, « Dredd », « The Boys », etc.). Mais difficile de s'empêcher de se demander ce qu'aurait donné un Johnny Cage incarné par notre JCVD national. Surtout que, même avec de savants effets et des doublures de talent, la crédibilité d'Urban en pratiquant d'arts martiaux me semble assez optimiste. Il apporte évidemment son charisme et son petit côté grande gueule au personnage, mais on sent parfois davantage l'acteur en train de jouer au combattant que le véritable combattant à l'écran. Et c'est finalement un peu le problème de ce Mortal Kombat 2 : il a les bonnes intentions, les bons personnages et quelques affrontements suffisamment généreux pour rappeler pourquoi on aime cette licence, mais il peine à trouver le juste équilibre entre son énorme fan-service, son scénario qui s'éparpille et les promesses de bastons décomplexées qu'on était venus chercher. On ne s'ennuie pas vraiment, loin de là, et certains passages font franchement plaisir à voir, mais il manque ce petit supplément de folie qui aurait pu en faire un vrai défouloir.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
95par les lecteurs
Classé
158par la MAMA
Note finale: 3/5















Quelques mises à mort sympas (le choc marteau/tête) mais en deçà de ce que j'attendais.










Même pas peur mais une ambiance de fan-service plutôt fun.










Cette fois on ne perd pas de temps et on envoie la purée dès le départ.










Un vrai bordel désorganisé qui cherche juste à en mettre le plus possible au détriment du sens.










Très sympa même si on aurait aimé avoir le mythique son techno plus souvent...










C'est propre même si ça sent très fort le numérique.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Au final, difficile de bouder complètement son plaisir devant cette adaptation qui assume son côté bourrin et son amour du jeu vidéo, mais difficile également de fermer les yeux sur ses nombreuses maladresses. "Mortal Kombat 2" reste un divertissement sympathique, parfois jouissif et souvent bordélique. J'en attendais peut-être un peu plus de démembrements, de "Fatalities" et de gros n'importe quoi. Ça reste regardable et suffisamment fun pour passer un bon moment, mais pas suffisamment marquant pour me faire sortir le fameux « Finish Him! » avec enthousiasme.
FICHE TECHNIQUE

MORTAL KOMBAT 2 / 2026
Titre original:
MORTAL KOMBAT II
Avec: Adeline Rudolph, Karl Urban, Martyn Ford, Tati Gabrielle
Scénario: Jeremy Slater, Ed Boon, John Tobias
Musique: Benjamin Wallfisch
Durée:1h56
SYNOPSIS
Les champions de la terre révélés lors des précédents affrontements sont désormais rejoins par Johnny Cage, un acteur de seconde zone anciennement champion d'arts martiaux. Ils vont devoir s'unir pour combattre dans le "Mortal Kombat", un tournoi qui verra la faction gagnante prendre le contrôle de toutes les autres. Le monstrueux Shao Kahn se lance dans cette bataille sanglante et espère bien conquérir le royaume terre, Earthrealm, et tous ses défenseurs.

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