ZOMBI 3
FULCI/MATTEI/FRAGASSO (1988)
ZOMBI 3 / 1988
Réalisé par FULCI/MATTEI/FRAGASSO
Avec: Deran Sarafian, Beatrice Ring, Massimo Vanni, Ulli Reinthaler
Certainement le film qui a le plus entaché la carrière de Lucio Fulci, considéré à l'époque comme le maître de l'horreur à l'italienne. Sa santé ne lui permettant pas de mettre en boite grand chose, la quasi totalité du métrage fut en fait tournée par Bruno Mattei, prince du Z, qui va couler définitivement le bateau (aidé par le compère Fragasso, aussi au scénario il me semble). On assiste alors à un déferlement d'incohérences, à un jeu d'acteur situé entre la moule et le bulot et à une succession de scènes d'attaques à la tension proche de celle d'un parpaing au milieu d'un mur. Bref, ça pue.

Tourné rapidos aux Philippines et avec les moyens du bord, le film traine un scénario qui pousse le vice en piquant des idées à droite à gauche, comme l'intervention du commando dans l’hôtel (avec ouverture de portes comme dans le Dawn of the dead de Romero) ou pire encore, le corps contaminé qui est brûlé et qui du coup envoie des particules qui vont finir de transformer tout le monde (ça ne vous rappelle rien? Le retour des morts vivants de Dan O'Bannon par exemple...). On a même le droit à un Zombi qui parle, la classe. Certains auront aussi peut-être reconnu Deran Sarafian, devenu producteur ensuite (le "Coups pour Coups" de VanDamme) qui cabotine tant bien que mal au milieu de tout ce bordel, mais aussi Bruno Mattei et Claudio Fragasso, les deux vilains à l'origine du massacre, déguisés en soldats... D'ailleurs ce seraient plutôt les deux soldats qui sont déguisés en Mattei et Fragasso, mais c'est un autre débat.


Tourné rapidos aux Philippines et avec les moyens du bord, le film traine un scénario qui pousse le vice en piquant des idées à droite à gauche, comme l'intervention du commando dans l’hôtel (avec ouverture de portes comme dans le Dawn of the dead de Romero) ou pire encore, le corps contaminé qui est brûlé et qui du coup envoie des particules qui vont finir de transformer tout le monde (ça ne vous rappelle rien? Le retour des morts vivants de Dan O'Bannon par exemple...). On a même le droit à un Zombi qui parle, la classe. Certains auront aussi peut-être reconnu Deran Sarafian, devenu producteur ensuite (le "Coups pour Coups" de VanDamme) qui cabotine tant bien que mal au milieu de tout ce bordel, mais aussi Bruno Mattei et Claudio Fragasso, les deux vilains à l'origine du massacre, déguisés en soldats... D'ailleurs ce seraient plutôt les deux soldats qui sont déguisés en Mattei et Fragasso, mais c'est un autre débat.

Seule scène à peu près réussie du naufrage, l'attaque du premier mort-vivant dans la station service (là aussi, l'idée ne viendrait pas de "Dawn of the dead"?.. Juste par hasard hein...), assez efficace et qui fait son petit effet. Les scènes gores ne sont même pas là pour rattraper le coup puisque complètement ratées ( le summum étant atteint avec la tête coupée volante qui attaque.. fallait oser.. et dire qu'apparemment c'était une idée de Fulci qui devait effectivement être bien malade). Le tout est donc une vaste blague qui n'a de réussie que son affiche, certes superbe. Et dire que ce film était censé être la suite de l'un des meilleurs films de morts vivants de tous les temps, j'ai nommé "l'Enfer des Zombies".. La tristitude à son paroxysme... Pour les plus attentifs d'entre vous on peut même se faire plaisir et noter quelques grosses boulettes géantes directement issues d'une tempête d'âneries en tout genre (ou l'inverse). Entre l'ombre des cameras qui est clairement visible sur certains plans et l'accessoiriste en fond qui allume une machine à fumée, c'est un festival...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
150par les lecteurs
Classé
354par la MAMA
Note finale: 1/5





Moyenne générale du film (Mama/Lecteurs):










Ketchup et Bechamel au programme, attention aux boutons










Autant de frissons que dans un congélateur éteint










ça bouge, mais on s'en fout










Le scénarieau prends l'eau justement










Un peu de bruit mélodiquement synthétisé










Je les soupçonne d'avoir utilisé du vrai pu


LA CONCLUSION DE LA MAMA
On ne va donc pas y aller par quatre chemins (dans la jungle on risquerait de se perdre de toute façon), "Zobi 3" est mauvais, très mauvais même et ne fait pas peur, ou alors pas pour les bonnes raisons. A la limite il peut faire marrer si on est entre potes et bien disposé ce jour là, après quelques verres... Bon d'accord, après quelques bouteilles... En tout cas, un gros délire foutraque remplit de vide et dont on ne retiendra que l'image finale plutôt réussie (mais on reste loin du chef-d'oeuvre Zombiesque de Fulci et de son pont de l'au-delà).
FICHE TECHNIQUE

ZOMBI 3 / 1988
Titre original:
ZOMBI 3
Avec: Deran Sarafian, Beatrice Ring, Massimo Vanni, Ulli Reinthaler
Scénario: Claudio Fragasso - Lucio Fulci - Rossella Drudi
Musique: Stefano Mainetti
Durée:1h35
SYNOPSIS
Un dangereux gaz toxique dérobé par des terroristes dans un laboratoire clandestin aux Philippines transforme peu à peu hommes et bêtes en monstres zombifiés sanguinaires. Alors que des scientifiques s'efforcent de trouver un antidote, un groupe d'individus tente tant bien que mal de résister aux assauts des monstres, barricadés dans un hôtel...

DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM
1
2









33% d'avis positifs
VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
GUEULES NOIRES
(Mathieu TURI)
GUEULES NOIRES
(Mathieu TURI)
Un groupe de mineurs est forcé d'emmener avec eux un curieux professeur pour effectuer des prélèvements sous terre. Un éboulement les empêchant de remonter, ils découvrent une crypte contenant un mystérieux tombeau. Ce qu'ils vont libérer va alors les poursuivre inlassablement, bien décidé à les faire souffrir.

Critique:
COLLINE A DES YEUX (LA)
(Alexandre AJA)
COLLINE A DES YEUX (LA)
(Alexandre AJA)
Afin de fêter leur anniversaire de mariage, un ancien policier et sa femme demandent à leurs enfants de partir avec eux en Californie. Voyageant en caravane et perdus au beau milieu du désert, ils vont prendre le mauvais embranchement et croiser la route d'une famille de mutants nés après les essais nucléaires lancés dans la région. Ils vont alors vivre la plus longue et douloureuse nuit de leur vie...

Critique:
WE ARE WHAT WE ARE
(Jim MICKLE)
WE ARE WHAT WE ARE
(Jim MICKLE)
Les Parker sont discrets, presque invisibles, et vivent avec leurs règles dans une petite communauté Américaine. Franck, le patriarche, dirige sa famille d'une main de fer. Suite au soudain décès de leur mère, les deux filles aînées vont devoir s'occuper de leur jeune frère tandis que leur père va s'atteler au respect d'une terrifiante tradition ancestrale...
AVERTISSEMENT DE CONTENU

Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales