MONKEY MAN
La colère du dieu Singe
MONKEY MAN / 2024
Réalisé par Dev PATEL
Avec: Dev Patel, Pitobash, Jatin Malik, Sikandar Kher
BabaYaga fait des émules. Evidemment que nous allons penser à John Wick en voyant cette proposition de Dev Patel, mélange d'actionner Hollywoodien et de spectacle haut en couleur Bollywoodien. Et alors? Un type bizarre affublé d'un masque de singe a tout à fait le droit de s'en prendre plein la poire, en tout cas tout autant qu'un grand mec barbu en costume noir. Sauf que là, le point de départ de tous ces bourre-pifs a de plus gros enjeux socio-politiques et met en exergue les opprimés, les pauvres, ceux qui réclament justice sans jamais l'avoir et qui voient en ce "Monkey Man", leur seule planche de salut.

Alors oui, le résultat peut étonner. Ce n'est pas tous les jours qu'un héros s'identifiant à un singe (et dont la crédibilité s'en voit forcément écornée) avance même sous les coups les plus durs et tente de porter un message d'espoir qui refuse de disparaitre. "Monkey Man" c'est donc John Wick; même combat, même démesure avec ses centaines de policiers corrompus et de maffieux tous plus mauvais les uns que les autres qui vont se dresser mécaniquement devant notre pauvre bougre qui va morfler. La seule différence : il se bat pour l'espoir (et pour l'humanité).


Alors oui, le résultat peut étonner. Ce n'est pas tous les jours qu'un héros s'identifiant à un singe (et dont la crédibilité s'en voit forcément écornée) avance même sous les coups les plus durs et tente de porter un message d'espoir qui refuse de disparaitre. "Monkey Man" c'est donc John Wick; même combat, même démesure avec ses centaines de policiers corrompus et de maffieux tous plus mauvais les uns que les autres qui vont se dresser mécaniquement devant notre pauvre bougre qui va morfler. La seule différence : il se bat pour l'espoir (et pour l'humanité).

Dev Patel livre ici un film d'action musclé qui explose tout sur son passage. A la différence d'un Keanu Reeves digne d'un Boogeyman, il joue ici un justicier profondément humain qui va devoir affronter ses propres démons en plus des autres. Pour un premier film, la réalisation se classe parmi les toutes meilleures, avec des plans frisant littéralement le magnifique. Mouvements de caméra virtuoses, photographie et palette de couleurs étincelantes, notre Slumdog millionnaire a vraiment mis les petits plats dans les grands. L'intrigue est simpliste mais se base sur une légende Indienne censée rassembler et surtout dénoncer les inégalités et la corruption. Hanuman fut puni d'avoir été trop gourmand (il essaya de décrocher le soleil pour le goûter, pensant que c'était une mangue) et se mit au service des opprimés; Kid, ancien taulard, fera de même et déchainera sa fureur contre ces armées de mauvais garçons qui passent leur temps à verser dans la luxure en humiliant les plus pauvres. Les scènes de baston sont à ce titre ultra-violentes, sanglantes même (la séquence du nez est atroce), faisant fi des chorégraphies millimétrées propres aux films Américains. Petit bémol, dans ces moments de fureur intense, la caméra aura un peu trop tendance à gesticuler et pourra gêner les adeptes de la sacro-sainte lisibilité. Le film va à cent à l'heure et laisse transpirer une véritable envie de bien faire de la part du jeune réalisateur. Un sentiment d'"Artisanat" et d'envie de partager tout un pan de sa culture qui nous embarquent totalement et nous font oublier les évidents défauts liés à la concrétisation d'un premier projet de cette envergure. Mention spéciale à la toute fin du film, absolument magnifique (tant dans le message que dans la mise en image) et qui m'aura laissé sans voix. Un très bon film d'action, et surtout un film d'action qui a du coeur.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
Classé
92par la MAMA
Note finale: 4/5















C'est violent et la scène du nez fait vraiment très mal...










Pas trop à propos ici.










Quand le singe est lâché, on ne l'arrête plus et le film frappe à cent à l'heure.










Simple mais efficace (et empreint d'un très joli sous-texte culturel).










Magnifique, surtout dans les derniers plans (ahhhh cette fin).










Propres et en tout cas quasi invisible.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Dev Patel nous offre une première réalisation de haute-volée, certes pas exemptes de défauts, mais tellement sincère et puissante qu'elle nous embarque totalement dans cette vendetta démarrée par un singe fan de Bruce-Lee. Un patchwork ultra coloré et plein d'influences qui en plus de divertir, titille la fibre humaniste de chacun d'entre nous. Un très bon coup de pied dans les parti(e)s.
FICHE TECHNIQUE

MONKEY MAN / 2024
Titre original:
MONKEY MAN
Avec: Dev Patel, Pitobash, Jatin Malik, Sikandar Kher
Scénario: Dev Patel, Paul Angunawela, John Collee
Musique: Jed Kurzel
Durée:2h01
SYNOPSIS
Un jeune homme inconnu se lance dans une vendetta vengeresse contre un cartel ayant assassiné sa mère. Il va infiltrer ce groupe et tenter d'atteindre ses dirigeants corrompus afin de faire cesser les souffrances infligées au plus pauvres sans défenses. Il va utiliser sa rage pour survivre et puiser dans ses derniers retranchements tel un Dieu de la vengeance. Le dieu Hanuman, symbole de sagesse, force et courage pour les opprimés.

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