L'ENFER DES ZOMBIES
Lucio FULCI (1979)
L'ENFER DES ZOMBIES / 1979
Réalisé par Lucio FULCI
Avec: Ian McCulloch, Tisa Farrow, Olga Karlatos, Richard Johnson
L'un des chef-d'oeuvre de Fulci, rien de moins. On peut effectivement dire qu'on a rarement fait mieux en matière de film de morts-vivants. Même si le maestro surfait clairement sur le succès du "Zombie" de Romero (l'enfer des zombies est même titré Zombi 2 en dehors de nos frontières), il parvient tout de même à magnifier le film jusqu'à le rendre culte pour bon nombre d'adorateurs de l'horreur et du gore (dont nous faisons partie).Il nous transporte donc sur une île tropicale auréolée d'une ambiance Vaudou malsaine, pesante, qui plonge le spectateur dans le malaise.

La musique de Fabio Frizzi sublime le tout et appuie encore le côté glauque avec ses fameux tam-tams lancinants qui résonnent de manière lourde tout au long du film. Et que dire des maquillages de Gianetto de Rossi qui nous offre du gore comme on en a encore jamais vu (l'énucléation d'Olga Karlatos est encore difficile à regarder aujourd'hui..) avec des scènes de cannibalisme incroyables et des mutilations à la pelle. Grandiose et chapeau bas les artistes.


La musique de Fabio Frizzi sublime le tout et appuie encore le côté glauque avec ses fameux tam-tams lancinants qui résonnent de manière lourde tout au long du film. Et que dire des maquillages de Gianetto de Rossi qui nous offre du gore comme on en a encore jamais vu (l'énucléation d'Olga Karlatos est encore difficile à regarder aujourd'hui..) avec des scènes de cannibalisme incroyables et des mutilations à la pelle. Grandiose et chapeau bas les artistes.

On suit donc les pérégrinations d'un petit groupe d'apprentis explorateurs aux prises avec des revenants particulièrement affamés, ce qui donne lieu à une multitude de séquences devenues cultes depuis; l'attaque d'un requin par un zombi aquatique (même si la scène ne s'imposait pas, fallait oser!), le siège de la chapelle, l'attaque de la maison du docteur et bien entendu cette image finale qui restera dans toutes les mémoires (mais je ne vais pas spoiler pour les quelques uns qui ne l'aurait pas encore vu). Toutes ces scènes ont marqué ma rétine à jamais. Il est évident que Fulci se calait sur à peu près tout ce qui avait marché ailleurs (le siège de La Chapelle rappelle "La nuit des morts-vivants" de Romero, la scène du requin -imposée par le producteur- est un mélange des "Dents de la mer" de Spielberg et de l'univers zombie, mis à la mode par un Romero très prolifique sur le sujet à l'époque) mais il faut avouer que ce joyeux bordel ambiant fonctionne à pleins tubes. Et comme à son habitude, le maestro parvient à donner à ses images une colorimétrie et un cadrage si particuliers qui rendent chaque situation poisseuse à l'extrême. Et en parlant d'extrême, niveau étalage de viande on est servis. Même si on a vu bien pire depuis, le gore atteint pour l'époque son apogée et on ne peut s'empêcher de penser qu'il fallait avoir une sacré dose de vice (ou des balloches en acier, c'est selon) pour imaginer certains supplices qui parviennent encore à faire très très mal, appuyés par les fameux zooms si chers au cinéaste Italien (Fulci vouait une véritable passion aux sévices qui génèrent autant de peur que de mal, touchant ici les yeux par exemple ou encore les tétons coupés au rasoir dans le terrible "L'éventreur de New-York"). Quand en plus le film est traversé par des fulgurances empreintes d'une poésie macabre chère à l'auteur, on est assurément devant un joyeux spectacle bien familial comme il faut.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
8par les lecteurs
Classé
7par la MAMA
Note finale: 5/5















Encore aujourd'hui, certaines séquences font mouche (et mal).










C'est tendu et poisseux comme il faut.










Pas le temps de s'endormir malgré un rythme inégal.










Simpliste, commercial, mais efficace.










Frizzi à son apogée; sublime.










Excellents pour l'époque (et encore maintenant pour certains).


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce film est à mes yeux très certainement un des plus grand film de zombies jamais réalisé. La musique, le gore, la tension vous entraînent dans un tourbillon d'atrocités que vous n'êtes pas prêt d'oublier. On ressent également le côté poésie macabre de Fulci avec ces quelques visions fugaces (le zombi marchant seul dans le village déserté...) qui finissent de vous faire ressentir la menace qui semble déjà toute proche. Une montagne russe de l'horreur, pas moins. Avis aux amateurs, voilà un film qu'il ne faut surtout pas manquer!
FICHE TECHNIQUE

L'ENFER DES ZOMBIES / 1979
Titre original:
ZOMBI 2
Avec: Ian McCulloch, Tisa Farrow, Olga Karlatos, Richard Johnson
Scénario: Elisa Briganti - Lardano Sacchetti
Musique: Fabio Frizzi
Durée:1h31
SYNOPSIS
Un bateau abandonné flottant au large du port de New-York est intercepté par les garde-côte. Après être montés à bord, ils sont brutalement attaqués par un homme en partie décomposé. La fille du propriétaire du bateau est interrogée et découvre que son père est parti s'installer sur une île tropicale, sans jamais revenir. Elle décide alors, aidée d'un journaliste, de se rendre sur les lieux afin de comprendre ce qui a pu lui arriver...

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