MEURTRES A LA SAINT VALENTIN
Coup de pioche à Nothing Hill
MEURTRES A LA SAINT VALENTIN / 1981
Réalisé par George MIHALKA
Avec: Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight
Slasher surfant sur la vague post "Vendredi 13", ce "Meurtres à la StValentin" exploite lui le filon de la fête des amoureux (fallait bien trouver une case vacante, Noël et le Vendredi c'était déjà pris). En même temps, ce subterfuge permet au réalisateur de justifier la tonne de jeunes couples à la sexualité débridée qui va devoir passer sous la pioche de notre mineur énervé. Bien joué. Le tueur ensuite; il fallait en trouver un qui sorte de l'ordinaire, un qui ait la classe. Un mineur! Et ce n'est pas un détournement.. En voilà une idée qu'elle est bonne. Voilà donc notre pourfendeur de queutards en place, pioche à la main et masque à gaz sur la tronche (et pas l'inverse.. Ça aurait vraiment été très con).

Futé le George! D'ailleurs pour une fois ce n'est pas Steve qui s'en occupe (du mineur.. comprenne qui pourra..). On saupoudre le tout d'une légende terrifiante qui parle d'un tueur qui tue (non ? !) et qui en guise d'avertissement envoie le cœur de ses victimes délicatement emballé dans une boite de chocolats de la Saint Valentin (mais comment qu'y fait pour les avertir vu qu'il leur a déjà arraché le coeur). Le Leonidas de la bidoche, plus "300" que chocolat Belge mais bon au moins on épargnera notre glycémie


Futé le George! D'ailleurs pour une fois ce n'est pas Steve qui s'en occupe (du mineur.. comprenne qui pourra..). On saupoudre le tout d'une légende terrifiante qui parle d'un tueur qui tue (non ? !) et qui en guise d'avertissement envoie le cœur de ses victimes délicatement emballé dans une boite de chocolats de la Saint Valentin (mais comment qu'y fait pour les avertir vu qu'il leur a déjà arraché le coeur). Le Leonidas de la bidoche, plus "300" que chocolat Belge mais bon au moins on épargnera notre glycémie

On aura aussi un héros un temps suspecté, un triangle amoureux, quelques touches de second degré et des personnages caricaturaux au possible, ce qui vous en conviendrez, colle tout à fait avec les canons du genre. Au rayon des sucreries, Mihalka nous gratifie d'un décor glauque, oppressant, dont chaque couloir mal éclairé contribue à renforcer une impression de claustrophobie qui finit par vraiment peser sur le spectateur. Tout semble dégager du froid, de la poussière, et on a vite l'impression d'inhaler en même temps que les protagonistes des grandes bouffées de particules de charbon. Le comble étant ces couples à priori si romantiques, obligés de forniquer à l'arrache dans la suie et la bonne humeur. Sûrement le côté sombre de cette fête habituellement si fleur bleue. Autre passage obligé de ce genre de films: le body-count. Et là pour le coup, il y a deux écoles.. Soit vous vous dégotez la version intégrale du film (désormais disponible chez nous depuis un moment) et vous allez assister à un paquet de meurtres dont certains ferait pâlir le Vendredi 13 de Cunningham (la pioche plantée dans la tronche du mineur et qui ressort par son œil, la fille plantée sur le tuyau d'eau chaude..), soit vous vous contentez de l'antique version DVD Française officielle, massacrée par la censure de l'époque et qui du coup présente un intérêt beaucoup plus limité. En gros, soit vous bouffez un bon gros rocher au beurre et au chocolat, soit vous sniffez juste l'emballage..Sans déconner, le comité de censure de l'époque savait vraiment rigoler, ou boire, tout dépend.. Le film en l'état est tout bonnement charcuté, certaines séquences semblant coupées à la serpe allant même jusqu'à donner une impression de non fini à l'ensemble. Ce très sympathique petit slasher aurait vraiment mérité meilleur traitement, parce qu’en l'état il n'a pas vraiment bonne mine...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
106par les lecteurs
Classé
160par la MAMA
Note finale: 3/5





Moyenne générale du film (Mama/Lecteurs):










La version intégrale propose quelques envolées de pâté réjouissantes.










Claustrophobes, s'abstenir; les autres ça devrait aller.










Dans la tranche haute du genre.










Classique et ultra-convenu mais on s'en fout un peu.










Un thème sympa qui fait le job.










Très bien foutus pour l'époque.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Un tueur charismatique en diable, un décor suffocant, un thème bien utilisé... Ce "Meurtres à la Saint Valentin" a tout du bon film de tueur qui respire la bonne odeur des années 80. Tout, sauf la chance de ne pas avoir été épargné par une censure toujours plus sadique dans ses traitements. Si vous êtes fan de "Vendredi 13" et de ses ersatz, foncez et choisissez bien le support. Sinon, jetez tout de même un oeil distrait à cette sympathique série B, tout à fait apte à vous faire passer un bon moment.
FICHE TECHNIQUE

MEURTRES A LA SAINT VALENTIN / 1981
Titre original:
MY BLOODY VALENTINE
Avec: Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight
Scénario: Stephen A.Miller, John Beaird
Musique: Paul Zaza
Durée:1h30
SYNOPSIS
Les préparatifs pour la fête des amoureux battent leur plein dans la petite ville de Valentine's Bluff mais une vague de meurtres inexpliquée fait penser à la police locale qu'un dangereux psychopathe est de retour et semble bien décidé à semer la terreur à nouveau. Les autorités interdisent les festivités mais un petit groupe de jeunes improvise une orgie dans la mine du coin. Il n'en faudra pas plus pour déchaîner la colère du terrifiant mineur assoiffé de sang...

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