CREATOR (THE)
Humanité artificielle
CREATOR (THE) / 2023
Réalisé par Gareth EDWARDS
Avec: John David Washington, Madeleine Yuna Voyles, Gemma Chan, Allison Janney
Le cinéma de Gareth Edwards divise souvent. Complètement aux antipodes des blockbusters Hollywoodiens habituels, il livre des films différents. On ne peut pas lui enlever cette capacité à faire "autre chose" que les bouffeurs de Pop-Corn que nous sommes attendent habituellement sur un écran de cinéma. Un autre aspect de sa "cinématographie" est un sens incroyable de l'image. Ses plans sont sublimes, travaillés, avec des couleurs qu'on imagine pensées au millimètre (il faut voir l'éclat et le contraste des flammes dans la nuit pendant un raid pour s'en convaincre). L'aspect technique peut donc immédiatement être évacué, on sait d'avance qu'on va en prendre plein les mirettes.

L'histoire elle, part d'un postulat un peu plus simpliste, tout en nous vendant une vision nouvelle du film de science-fiction. L'Intelligence-Artific(elles), tire dessus (les ficelles, oui je sais je ne suis pas drôle) à boulets rouges et nous promet un avenir bien sombre si on continue dans cette voie. Sauf que non. Plutôt que suivre une idée noire que Frankin n'aurait pas reniée pour cette nouvelle technologie, il prend le parti des machines, devenues finalement bien plus humaines que nous.


L'histoire elle, part d'un postulat un peu plus simpliste, tout en nous vendant une vision nouvelle du film de science-fiction. L'Intelligence-Artific(elles), tire dessus (les ficelles, oui je sais je ne suis pas drôle) à boulets rouges et nous promet un avenir bien sombre si on continue dans cette voie. Sauf que non. Plutôt que suivre une idée noire que Frankin n'aurait pas reniée pour cette nouvelle technologie, il prend le parti des machines, devenues finalement bien plus humaines que nous.

Je sais ce que vous allez me dire. C'est déjà vu ailleurs, avant, par des grands comme James Cameron ou Neill Blomkamp pour ne citer qu'eux. Oui, mais l'univers parait tellement cohérent, tellement différent, qu'on est immédiatement transporté dans un voyage qui en plus d'être dépaysant est vraiment marquant visuellement. Parce que ce qu'il faut souligner pour une fois c'est la qualité des effets numériques participant grandement au spectacle. Que ce soit dans les séquences d'action (assez nombreuses dont certaines épiques) ou tout simplement pour nous balader dans un paysage futuriste, ils sont toujours très réussis et ne piquent jamais les yeux. On pourra évidemment reconnaitre certains traumas chers à l'humanité (et à Edwards) comme les ruines du 11 Septembre avec Ground-Zero ou encore des guerres particulièrement meurtrières pour les Etats-Unis (le Vietnam me semble évident sur certains plans), heureusement balancés par une vision plus "zen" de la vie au travers du recueillement (certains plans chez les machines évoquent la quiétude des temples tibétains). Une contre-mesure permanente qui montre bien l'affrontement entre les deux sentiments qui déchirent une humanité toujours plus fragile: l'amour et la haine. Le film est découpé en "chapitres" qui peu à peu prennent sens dans ce voyage initiatique destiné à faire prendre conscience à l'homme qu'il est en train de transférer son "humanité" dans ses machines; machines qu'il va alors combattre par peur d'un "remplacement" qu'il a lui même instigué. Le climax étant la découverte de "l'arme", une enfant représentant le meilleur des deux mondes, celui de Joshua mais aussi celui de l'humanité toute entière. A noter la très belle performance de John David Washington, véritable "Equalizer" du genre humain, comprenant peu à peu quel est son destin mais aussi et surtout celle de Madeleine Yuna Voyles qui explose littéralement l'écran dans le grand final déchirant.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
-par les lecteurs
Classé
65par la MAMA
Note finale: 4/5















Pas du tout à propos, ici point de sang rouge mais plutôt de l'huile de vidange.










Est-ce vraiment ça, notre futur?










De jolis morceaux de bravoure ponctuent un récit qui n'ennuie jamais.










Déjà-vu mais plus fin qu'il n'y parait au premier abord; et tout passe par l'image.










Hans Zimmer toujours égal à lui même, sublime.










Les effets numériques sont très beaux et participent vraiment à l'aspect "artistique" du film.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Voilà une proposition qui m'a totalement embarqué pour un voyage sublime et surtout aux antipodes de ce que j'ai l'habitude de voir dans le domaine. Une bouffée d'air frais emballée de mains de maitre et surtout un film touchant sur le devenir de notre si chère humanité. Un véritable "nouvel" espoir qui montre que le cinéma n'est pas cantonné aux éternels Blockbusters clonés bientôt biberonnés à l'IA. Prenez en de la graine.
FICHE TECHNIQUE

CREATOR (THE) / 2023
Titre original:
THE CREATOR
Avec: John David Washington, Madeleine Yuna Voyles, Gemma Chan, Allison Janney
Scénario: Gareth Edwards, Chris Weitz
Musique: Hans Zimmer
Durée:2h13
SYNOPSIS
Les humains sont empêtrés dans une guerre contre l'Intelligence Artificielle qu'ils ont eux-même fait naitre. Joshua, ancien soldat d'élite ayant perdu toute sa famille lors d'un raid, est affecté à une mission destinée à détruire un élément essentiel des résistants de l'IA. Une arme potentiellement très dangereuse, capable de renverser le cours de la guerre...

DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM
Pas encore de votes
VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS
(James DEMONACO)
AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS
(James DEMONACO)
Une sénatrice Américaine vise le siège de la présidence des Etats-Unis et propose en premier lieu de faire annuler la "purge" qui sème terreur et désolation chaque année. Ses opposants vont profiter de cette monstrueuse soirée pour la faire exécuter. C'était sans compter sur Léo, survivant de la précédente purge, qui est devenu son chef de la sécurité.

Critique:
THESE FINAL HOURS
(Zak HILDITCH)
THESE FINAL HOURS
(Zak HILDITCH)
Douze heures. C'est tout ce qu'il reste à l'humanité avant qu'une météorite vienne éradiquer toute vie sur notre planète. James décide d'utiliser ce temps pour rejoindre une fête qualifiée d'ultime afin de boire, se droguer et oublier. En chemin, il sauve une petite fille à la recherche de son père qui va brusquement changer l'ordre de ses priorités...

Critique:
BURNING (THE)
(Tony MAYLAM)
BURNING (THE)
(Tony MAYLAM)
Une bande d'adolescents d'une colonie de vacances, remontés contre l'un de leur moniteur, Cropsy. Ils décident de lui coller une bonne frousse. Mais la blague tourne à l'accident, un incendie se déclare et Cropsy est brûlé sur tout le corps. 5 ans plus tard, il a survécu à ses blessures mais n'a pas oublié toute la souffrance qu'il a enduré. Il va retourner au camp et leur infliger une punition qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
AVERTISSEMENT DE CONTENU

Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales