PEARL
Perle de culture
PEARL / 2022
Réalisé par Ti WEST
Avec: Mia Goth, David Corenswet, Tandi Wright, Matthew Sunderland
J'ai toujours été un défenseur de Ti West. J'ai aimé son cinéma. "The Innkeepers" et "The House of the devil" étaient deux films au rythme particulier (cher à l'auteur) mais m'avaient embarqué en faisant voyager mon imaginaire et monter mon trouillomètre juste ce qu'il fallait pour que j'en ressorte conquis. J'ai aimé Ti West jusqu'à "X" en fait. Ersatz décevant de "Massacre à la tronçonneuse" sauce boulettes, vulgaire à outrance et sans intérêt. En plus de m'ennuyer je l'ai oublié dans les dix minutes qui ont suivi son visionnage. C'est ballot.

Bon, le gars ne devait pas être en forme, ça arrive. Ou alors c'est juste moi qui n'était pas assez "aware" ce soir là, ça arrive aussi. Lorsque j'ai vu que le gus prévoyait en fait une trilogie (un peu improvisée quand même) pour l'histoire de cette dingo de Pearl, je me suis dit banco; on y va, on enfourne la galette, on tombera peut-être sur la fève... Attachez vos ceintures, ça risque de secouer au vu du pitch qui nous promet un retour aux sources des plus glauque.


Bon, le gars ne devait pas être en forme, ça arrive. Ou alors c'est juste moi qui n'était pas assez "aware" ce soir là, ça arrive aussi. Lorsque j'ai vu que le gus prévoyait en fait une trilogie (un peu improvisée quand même) pour l'histoire de cette dingo de Pearl, je me suis dit banco; on y va, on enfourne la galette, on tombera peut-être sur la fève... Attachez vos ceintures, ça risque de secouer au vu du pitch qui nous promet un retour aux sources des plus glauque.

Alors oui, c'est bien réalisé, comme d'habitude vous me direz. Le gars a du talent, c'est un fait. Il sait tenir une caméra, poser un cadre, jouer sur l'image, les couleurs, les codes. Dès le générique, il nous replonge en 1918, dans une ferme isolée qu'on croirait tout droit sortie d'un épisode de la petite maison dans la praire sauf qu'ici il s'agirait plutôt de la petite maison près du cimetière dans la prairie. Ses trois personnages principaux font froid dans le dos et Mia Goth livre ici une performance remarquable qui nous fait réellement craindre une explosion de violence de tous les instants. Certaines scènes sont glauquissimes (la scène d'amour avec l'épouvantail ou certains plans tendancieux avec le papa) et l'on voit doucement s'instaurer une folie destructrice chez celle qui deviendra la "perle" du film suivant. Mais alors mission accomplie me direz vous?! Et bien que nenni... Cette fois je n'arriverai pas à défendre le rythme ultra lent (une vraie tortue équipée d'un frein à main) choisi par West qui a trop vouloir poser une fesse sur chaque chaise nous perd en route et nous fait attendre quelque chose qui n'arrivera finalement que très timidement au final. Pearl ne sera pas une star du film d'horreur, ça c'est une certitude. On ne peut que comparer ce que l'on voit à un "Massacre à la tronçonneuse" (le père dans le fauteuil, la famille hors norme et légèrement bizarre sur les bords, même la ferme ressemble à la maison de masque de cuir) lifté et plongé dans la naphtaline, arrosé d'un soupçon du "Crocodile de la mort". La fin aligne quelques outrances gores (mais rien de fou je vous rassure, tout le reste se passant hors-champ) mais nous laisse surtout complètement sur notre faim en ce qui concerne l'acceptation de ce qu'Howard découvre à son retour (ou alors tout le monde est sacrément atteint dans la région)...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
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279par la MAMA
Note finale: 2/5















Quelques effusions sur la fin mais la frustration est telle qu'on est déçus.










Mia Goth est inquiétante, c'est sûr, mais c'est à peu près tout.










Lent comme une tortue équipée d'un frein à main.










Bien écrit mais inutile.










Très jolie, elle sauve un peu les meubles.










C'est propre sur la fin et les quelques CGI sont discrets.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Je ne suis décidément pas fait pour cette trilogie d'un réalisateur qui pourtant m'avait touché avec ses précédents films. Lent (les 1h43 m'ont semblé interminables), bien interprété/réalisé mais finalement pour un résultat inutile, j'ai eu l'impression de me trouver devant un concentré de talents divers piégés dans une histoire qui n'en avait pas besoin. Un peu comme Pearl... Bon ben je passerais mon chemin pour "MaXXXine", censé clôturer la trilogie; ce cinéma là n'est pas pour moi, et tant pis si je ne suis pas une star...
FICHE TECHNIQUE

PEARL / 2022
Titre original:
PEARL
Avec: Mia Goth, David Corenswet, Tandi Wright, Matthew Sunderland
Scénario: Ti West, Mia Goth
Musique: Tyler Bates, Tim Williams
Durée:1h43
SYNOPSIS
Pearl est une jeune fille coincée entre deux mondes, celui de ses rêves (elle rêve de devenir actrice et de crever l'écran) et celui de sa réalité (elle vit dans une ferme, recluse avec sa mère tyrannique et son père handicapé). Tiraillée entre ses désirs et ses devoirs, elle va peu à peu sombrer dans une folie meurtrière qui l'entrainera sur un chemin sans retour...

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