CREEP
Christopher SMITH (2004)
CREEP / 2004
Réalisé par Christopher SMITH
Avec: Vas Blackwood, Franka Potente, Sean Harris, Kelly Scott
Ahhhhh Christopher Smith.. Que dire sinon que j'adore le travail de ce gars qui transforme tout ce qu'il touche en pur bonheur pour tout fan d'horreur qui se respecte. De ce "Creep" brillant à un "Severance" gore et marrant, tout en passant par un "Black Death" âpre et sans détours ou encore un "Triangle" de haute volée (et source de tout plein de controverses selon la sensibilité de celui qui le regarde ; critique à venir sur votre site bien aimé). "Sale type" (dans notre langue) nous propose donc un scénario plutôt simple et conventionnel à savoir la jeune femme enfermée la nuit dans le métro et poursuivie par une espèce de malade bien décidé à en faire son quatre heure. Là ou Smith fait très fort, c'est dans sa propension à aller loin dans l'ultra-violence montrée à l'écran et à nous effrayer encore plus avec ce qu'il ne fait que suggérer. Un véritable tour de force.

Dès le début, le film nous assène une atmosphère pesante, étouffante même; la station de métro, déserte, fait furieusement penser à une scène mythique du non moins culte "Loup-garou de Londres" de John Landis, lorsqu'un quidam est poursuivi par la bête jusqu'au pied d'un escalator (on pourrait aussi penser dans une moindre mesure au "Maniac" de William Lustig). Craig (le tueur) déambule de la même manière que le monstre de Landis et traque ses proies tout en n'étant jamais vraiment visible pour le spectateur (l'utilisation du contre-champ est à ce titre fort judicieuse).


Dès le début, le film nous assène une atmosphère pesante, étouffante même; la station de métro, déserte, fait furieusement penser à une scène mythique du non moins culte "Loup-garou de Londres" de John Landis, lorsqu'un quidam est poursuivi par la bête jusqu'au pied d'un escalator (on pourrait aussi penser dans une moindre mesure au "Maniac" de William Lustig). Craig (le tueur) déambule de la même manière que le monstre de Landis et traque ses proies tout en n'étant jamais vraiment visible pour le spectateur (l'utilisation du contre-champ est à ce titre fort judicieuse).

Mais c'est quand il commence à se montrer que l'horreur devient totale. Il finira par voler la vedette à une Franka Potente énervée qui court à s'en époumoner et qui va connaitre une nuit qu'elle n'est pas prête d'oublier.. Et nous non plus d'ailleurs.. Les pauvres protagonistes qui vont croiser le chemin de ce monstre effrayant (la transformation de Sean Harris est impressionnante et nécessitait à chaque fois 7 heures de maquillage) vont littéralement en prendre plein la gueule (entre autre...); gorge tranchée lentement plein cadre, embout métallique planté en plein crâne, lacérations diverses et variées et surtout une scène d'opération des ovaires qui va très loin dans l'horreur et le dégueulasse (sans trop en montrer ce qui est encore plus fort). Le comble du glauque étant atteint lorsque le bougre se met à parler à Kate qui se rend vite compte qu'il ne fait que répéter les paroles d'agonie d'une de ses pauvres victime.. Autre particularité, ne vous attendez pas à avoir le pedigree complet du tueur; vous n’effleurerez son existence que par petites touches et indices laissés ça et là, Smith préférant s'en remettre à votre imagination et votre intelligence pour faire le boulot (les rats qui le suivent en permanence lui donnent un côté personnage de conte macabre accentuant encore la peur qu'il dégage). Et c'est tant mieux. Sean Harris était d'ailleurs particulièrement investi dans ce rôle et poussa le vice jusqu'à ne jamais parler ni rencontrer les autres acteurs en dehors des scènes, afin de dé-sociabiliser son personnage au maximum; certains acteurs ne l'avaient même jamais vu avec son maquillage avant de tourner leur scène; on imagine le choc et ça se ressent bien à l'écran.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
24par les lecteurs
Classé
88par la MAMA
Note finale: 4/5















Même si le film est crado, c'est souvent plus suggéré que montré; mais certaines scènes font vraiment mal.










Tendu comme un arc, on frémit à chaque couloir.










Le rythme est froid et très bien maitrisé.










Simple, mais ultra efficace.










Participe parfaitement à l'ambiance.










De beaux effets de maquillage et un monstre vraiment flippant.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Creep" est l'exemple type de la parfaite série B à l'ancienne qui agit comme un uppercut dans la mâchoire. Pas de fioritures, pas de sentiments, juste de la tension et une violence froide sans aucune once d'humanité; une sorte de miroir de notre société actuelle et de ses plus sombres recoins (la dernière scène avec Kate en est le parfait exemple, les pièces déposées à ses pieds faisant bien plus mal finalement qu'un coup de couteau..). Une réussite qui honorera une soirée ciné trouille de bien belle manière.
FICHE TECHNIQUE

CREEP / 2004
Titre original:
CREEP
Avec: Vas Blackwood, Franka Potente, Sean Harris, Kelly Scott
Scénario: Christopher Smith
Musique: The Insects
Durée:1h25
SYNOPSIS
Centre de Londres, la fête bat son plein quand Kate, fatiguée, décide de partir. Dans l'impossibilité de trouver un taxi, elle se décide à prendre le dernier métro. Assommée par l'alcool, elle s'assoupit et se retrouve enfermée dans la station déserte. Un train arrive, elle monte à bord. Totalement seule, elle panique lorsque toutes les lumières s'éteignent et qu'une silhouette semble s'être glissée dans la rame...

DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE FILM
3
0









100% d'avis positifs
VOUS EN REPRENDREZ BIEN UNE AUTRE?

Critique:
WOLF CREEK 2
(Greg MCLEAN)
WOLF CREEK 2
(Greg MCLEAN)
Mike Taylor, l’équarrisseur du Outback est de retour. Il va à nouveau croiser le chemin de touristes peu prudents et leur faire vivre le pire des calvaires. Deux jeunes promeneurs Allemands vont en faire la triste expérience.. Voulant vivre l'aventure en parcourant les routes arides de l'Australie, ils vont être confrontés au pire des prédateurs..

Critique:
DON'T LET THEM IN
(Mike DUNKIN)
DON'T LET THEM IN
(Mike DUNKIN)
Deux agents des services sociaux décident de terminer leur semaine en visitant un étrange personnage accusé du meurtre d'une petite fille. Dans son village, personne ne semble avoir oublié la tragédie qui a eu lieu bien des années auparavant. Arrivés sur les lieux, Jenna et Ridgeway vont se retrouver enfermés avec lui, cernés par de mystérieux attaquants bien décidés à ne laisser sortir personne vivant de la maison...

Critique:
IT FEEDS
(Chad ARCHIBALD)
IT FEEDS
(Chad ARCHIBALD)
Cynthia n'est pas une psychiatre comme les autres. Elle a un don, celui de rentrer dans l'esprit de ses patients et d'y traquer leurs peurs les plus profondes. Depuis plusieurs années, elle s'occupe avec sa fille Jordan de cas jugés impossibles ou ne réagissant pas aux thérapies habituelles. Jusqu'au jour ou une fille prénommée Riley vient la consulter en état de choc. Dès qu'elle la voit, Cynthia se rend compte qu'une entité monstrueuse est accrochée à elle et semble se nourrir de sa vitalité. Jordan décide de l'aider coûte que coûte malgré les mises en garde de sa mère...
AVERTISSEMENT DE CONTENU

Attention! De par les sujets dont il traite, ce site n'est pas à mettre devant tous les yeux.
Certaines images issues de films violents pourraient choquer les plus sensibles.
© 2026 Toutes les images de ce site
sont la propriété de leurs auteurs
Mentions légales