CAUCHEMARS A DAYTONA BEACH
La plage sanglante
CAUCHEMARS A DAYTONA BEACH / 1981
Réalisé par Romano SCAVOLINI
Avec: Baird Stafford, Sharon Smith, CJ Cooke, Mik Cribben
Fer de lance des fameuses vidéos-nasties si chères aux années 80, ce "Nightmare" de Romano Scavolini est toujours très difficilement trouvable sur notre beau territoire en version non censurée. Un zouli DVD est bien sorti il y a quelques années en double programme mais le film fut expurgé de presque tout ses excès gores, le transformant en une espèce de téléfilm neutre et sans saveur. Seuls moyens de mettre la main sur le Graal, l'import, la VHS qui eut l'honneur de se voir proposer le film dans sa version intégrale ou à défaut, notre ami Internet qui saura pour une fois répondre à votre soif de sang frais (ben oui, pour le coup pas moyen de faire autrement vu qu'aucun distributeur ne propose cette version).

Mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ma bonne dame? Si on s'en tient au film lui même, je suis mitigé. D'un côté on a un slasher dérangé de facture plutôt correcte et qui se suit sans déplaisir (avec une bonne touche eighties que j'apprécie tout particulièrement) et de l'autre des dialogues et une interprétation qui font très mal et feraient passer certains délires télévisuels intimes pour de l'art (Ahhhh les confessions de NT1). Les acteurs oscillent entre le lombric et le parpaing et certaines répliques ne peuvent que déclencher l'hilarité parmi une audience qui n'en demandait pas tant d'un film avec un telle réputation.


Mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ma bonne dame? Si on s'en tient au film lui même, je suis mitigé. D'un côté on a un slasher dérangé de facture plutôt correcte et qui se suit sans déplaisir (avec une bonne touche eighties que j'apprécie tout particulièrement) et de l'autre des dialogues et une interprétation qui font très mal et feraient passer certains délires télévisuels intimes pour de l'art (Ahhhh les confessions de NT1). Les acteurs oscillent entre le lombric et le parpaing et certaines répliques ne peuvent que déclencher l'hilarité parmi une audience qui n'en demandait pas tant d'un film avec un telle réputation.

Et je passerai sous silence les grosses ficelles scénaristiques du genre "en posant la question à l'ordinateur, il me dit ou se trouve le tueur" qui ne prouvent qu'une chose: le réalisateur avait déjà inventé Google avant l'heure (ou ne savait pas comment s'en sortir et s'est dit qu'il s'en foutait, ce qui est plus plausible). Scavolini se rattrape heureusement dans le glauque et instaure une ambiance poisseuse qui colle aux bonbons dont on arrive difficilement à se débarrasser (la plongée dans le quartier du sexe est à ce titre très réussie). La folie du tueur fait peur et est transcendée par le seul mec qui joue bien, Baird Stafford (dont la carrière ne décollera pas pour autant), nous offrant une composition dérangeante d'un schizophrène ayant complètement perdu pied jusqu'au point de non retour. Alors, ce "Nightmares in a damaged brain" méritait-il son interdiction (et le passage par la case prison de son distributeur Anglais)? Oui et non. On pourra toujours dire que le film a vieilli et qu'on est malheureusement désormais rodés à visionner des atrocités bien plus trash que ce qui nous est proposé ici (il suffit de suivre les actualités) mais je dois avouer que pour certaines scènes, l'aura sulfureuse fonctionne toujours. La plongée dans les bas fonds du début dévoile quelques plans osés dont un à la limite du pornographique et le déferlement de violence final nous en donne pour notre argent. Les meurtres sont gores, très gores (colonne vertébrale défoncée au piolet en gros plan, décapitation, égorgement..) et les trucages fonctionnent encore plutôt bien (un temps attribués à Tom Savini qui ne sera finalement crédité que comme consultant). Le fameux flashback qu'on a tous vu un jour ou l'autre via une bande annonce ou une quelconque anthologie de la VHS ("Terror Tape" par exemple) est à ce titre bien gratiné et cet enfant qui tue ses parents à la hache n'y va pas avec le dos de la cuillère (en même temps ça aurait été bien plus long avec une cuillère).. Mention spéciale aussi à ses apparitions, Michael Myeresques (oui je sais c'est imprononçable et ça ne veut rien dire), le dévoilant dans un coin du cadre là ou l'attends le moins et qui font froid dans le dos. Cerise sur le plan d'eau, on aura même droit à un chouette twist final que j'avoue n'avoir absolument pas vu venir.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
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157par la MAMA
Note finale: 3/5















Du cradingue, du glauque, surtout dans la version uncut (classée vidéo nasty).










Plus inquiétant et glauque que flippant mais dérangeant au possible.










Longuet jusqu'à la dernière partie et ses débordements.










Assez classique finalement.










Pesante et inquiétante.










Ils fonctionnent encore plutôt bien et contribuent au trash de l'ensemble.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Cauchemars à Daytona Beach" est une petite péloche eigthies fauchée qui remplit plutôt bien son office (pour peu que vous la trouviez dans sa version non massacrée à la tronçonneuse). Du bon gros gore bien méchant, un tueur complètement barge et sans pitié (même les mouflets y passent) et une ambiance crado qui donne envie de prendre une douche. A ranger quelque part entre les fleurons pur jus de l'époque comme "Massacre au camp d'été" (que j'adore) et "Maniac" de William Lustig (que j'adore aussi).
FICHE TECHNIQUE

CAUCHEMARS A DAYTONA BEACH / 1981
Titre original:
NIGHTMARE
Avec: Baird Stafford, Sharon Smith, CJ Cooke, Mik Cribben
Scénario: Romano Scavolini
Musique: Jack Eric Williams
Durée:1h37
SYNOPSIS
Un homme mentalement perturbé et victime de terribles cauchemars morbides s'échappe d'un institut psychiatrique. Il ère dans les rues, sans but, et jette son dévolu sur d'innocentes victimes qu'il massacre pendant ses crises de démence. Son attention se porte sur une famille de Daytona Beach à qui il va faire vivre un véritable cauchemar...

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Critique:
GRADUATION DAY
(Herb FREED)
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Un mystérieux tueur semble prendre pour cible les étudiants d'une université lors d'une compétition de course sur 200m (promis je n'invente rien); université qui fut par le passé le théâtre de la mort d'une étudiante précisément lors de cette course. Le tueur connaissait-il la victime; cherche-t'il à la venger (même si c'était un accident) ?..

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CANDYMAN
(Bernard ROSE)
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Critique:
FRIEND REQUEST
(Simon VERHOEVEN)
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