BLOB (LE)
Chuck RUSSELL (1988)
BLOB (LE) / 1988
Réalisé par Chuck RUSSELL
Avec: Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch Jr., Jeffrey DeMunn
Remake de "Le Blob, danger planétaire" sorti en 1958 avec Steve McQueen (et qui connu une suite "Attention au Blob" réalisée par Larry "JR" Hagman), ce "Blob" de Chuck Russell ("Freddy 3 les griffes du cauchemar") est une petite pépite d'humour et d'horreur comme seules les années 80-90 pouvaient en produire. Parvenir justement à mêler ces deux genres avec brio relève d'ailleurs bien souvent de l'exploit et pourtant la mayonnaise prend (et avec du goût s'il vous plait).Les acteurs sont plutôt bons (mis à part Kevin Dillon, frère de Matt, qui en fait des tonnes et qui perds ses dents), on rit souvent et comble de bonheur, les trucages et autres effets craspecs sont nombreux tout en restant particulièrement bien foutus (d'autant que l'ensemble n'a pas vieilli d'un poil).

On nage en plein pulp et pour le coup sans avoir besoin de faire le poirier (parce qu’il parait qu'elle reste en bas sinon..). Véritable BD vivante gavée jusqu'à l'os de moments d'anthologie, le tout aurait vraiment pu prêter à être moqué mais c'était sans compter le génie d'un Chuck Russell sous acides et en pleine forme qui s'éloigne avec bonheur de grands classiques comme "The Thing" de Carpenter ou même "Alien" de Ridley Scott (même si un futur remake avorté réalisé par Simon "Expendables 2" West avec Samuel L.Jackson devait selon les rumeurs s'en rapprocher lui).


On nage en plein pulp et pour le coup sans avoir besoin de faire le poirier (parce qu’il parait qu'elle reste en bas sinon..). Véritable BD vivante gavée jusqu'à l'os de moments d'anthologie, le tout aurait vraiment pu prêter à être moqué mais c'était sans compter le génie d'un Chuck Russell sous acides et en pleine forme qui s'éloigne avec bonheur de grands classiques comme "The Thing" de Carpenter ou même "Alien" de Ridley Scott (même si un futur remake avorté réalisé par Simon "Expendables 2" West avec Samuel L.Jackson devait selon les rumeurs s'en rapprocher lui).

Notre boule de pu visqueuse s'envoie donc tout ce qui passe et le fait avec un sacré appétit. Si je peux me permettre un peu de spoil dans ces murs, la scène ou elle attire un bonhomme complet dans le siphon d'un évier vaut vraiment le détour; presque autant que ce final dantesque ou le machin s'attaque carrément à un cinéma ainsi qu'aux pauvres spectateurs qui n'en demandaient pas tant (l'ancêtre de la 4dx était déjà là) et qui va vous clouer dans votre fauteuil. Avalanche de gore donc (corps coupés en deux ou en putréfaction sont légion) mais aussi action tonitruante puisque le rythme ne faiblit pas pendant les 1h30 que dure le film. On pourrait comparer celui-ci à "Horribilis" de Gunn qui exécute avec autant de réussite ce difficile exercice de la parodie qui fait peur. Alors oui, on n'évite pas certains clichés qui ont la vie (la dent pour Kevin Dillon) dure: le héros qui au pire moment réussi ce qu'il n'avait jamais réussi auparavant ou encore les agents du gouvernement venus pour aider qui ne sont finalement que de grosses raclures.. Mais on s'en fout, on s'amuse tellement que tout passe et le plaisir quand il est là ne se boude pas. Mention spéciale à l'équipe des effets spéciaux (Tony "Le fils de Chucky" Gardner et Michael "Darkside" Burnett en tête) qui ont vraiment réussi à créer une "chose" terriblement réaliste et ce sans aucun CGI (à l'époque ils tenaient surtout du fantasme voir même de la science-fiction). Au rayon des petites anecdotes rigolotes on peut citer l'apparition du réalisateur dans un tout petit rôle (le patron du cinéma c'est lui), cameo plein d'humour que seuls les plus irréductibles auront su détecter ou encore le fait que c'est Franck Darabont ("The walking Dead","La ligne verte"..) qui a co-écrit cet hommage sucré sentant le Drive-in à plein nez. Succulent.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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106par la MAMA
Note finale: 4/5















Du fluide, du visqueux et du coulis, on est servis; ça dégouline bien comme il faut. Une vraie pannacota de chef.










Quelques moments tendus mais pas vraiment de peur à proprement parler (sauf si vous êtes allergiques à tout ce qui colle)










On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer; le film est un cocktail très bien équilibré.










Classique et convenu mais de toute façon un remake de la version de 1958.










Elle ne fait pas saigner les oreilles et soutient l'action mais sans plus.










A l'ancienne mais vraiment super bien foutu; et ça tient encore sacrément la route.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Le Blob" est un excellent défouloir visuel, complètement dingue et faisant flirter en permanence l'horreur et la comédie. Souvent parodique mais sans vraiment totalement le montrer, le film de Chuck Russell réussit l'exploit de jouer à fond la carte de l'exagération mais sans jamais ne serait-ce que même effleurer le ridicule. Une péloche de premier ordre qui embellira n'importe laquelle de vos soirées vidéos.
FICHE TECHNIQUE

BLOB (LE) / 1988
Titre original:
THE BLOB
Avec: Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch Jr., Jeffrey DeMunn
Scénario: Theodore Simonson, Kay Linaker, Irvine H.Millgate
Musique: Michael Hoenig
Durée:1h31
SYNOPSIS
Une météorite s'écrase à proximité d'une petite ville Américaine et attire l'attention d'un clochard. Lorsqu'il s'approche d'elle et tente de la toucher, il se fait avaler le bras par une masse informe qui s'en est échapée. Cette monstruosité traque tout ceux qu'elle croise et se glisse partout. Très vite, elle devient impossible à arrêter. Meg et Brian, deux jeunes adultes vont tenter de survivre.

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