AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE
Maison à vendre...
AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE / 1979
Réalisé par Stuart ROSENBERG
Avec: James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger, Don Stroud
Inspiré de faits réels (Dossier Mama: L'histoire de Amityville, de la famille Lutz et du massacre des DeFeo), l'histoire d'Amityville a fait couler beaucoup d'encre. Les histoires les plus rocambolesques ont circulé à son sujet : personnes disparaissant lors du tournage, apparitions fantomatiques, objets qui se déplacent, bruits d'outre-tombe... Toute cette aura surnaturelle a très certainement contribué en partie au succès du film. En partie seulement, car il faut bien l'avouer, celui-ci a heureusement d'autres qualités. L'ambiance principalement y est pour beaucoup. Stuart Rosenberg filme froidement la lente descente aux enfers de George Lutz et la personnalité de la maison qui, peu à peu, s'empare de lui.

Le rythme est lent, mais permet de distiller une peur diffuse, sournoise, tapie dans les murs épais de la demeure. Ici, pas besoin de faire surgir un démon toutes les cinq minutes : un courant d'air, une porte qui s'ouvre ou un regard un peu trop appuyé suffisent parfois à installer le malaise. Les apparitions, notamment celles de l'amie imaginaire de la petite fille, sont assez flippantes et certains détails valent vraiment le coup d'être relevés; un bon exemple : la statue à tête de chien près de la cheminée qui semble avoir mordu George, celui-ci arborant discrètement une plaie à la jambe...


Le rythme est lent, mais permet de distiller une peur diffuse, sournoise, tapie dans les murs épais de la demeure. Ici, pas besoin de faire surgir un démon toutes les cinq minutes : un courant d'air, une porte qui s'ouvre ou un regard un peu trop appuyé suffisent parfois à installer le malaise. Les apparitions, notamment celles de l'amie imaginaire de la petite fille, sont assez flippantes et certains détails valent vraiment le coup d'être relevés; un bon exemple : la statue à tête de chien près de la cheminée qui semble avoir mordu George, celui-ci arborant discrètement une plaie à la jambe...

Est-ce le diable ou un Poltergeist excité comme s'il avait vu Zahia qui possède la maison ? L'attaque du prêtre et l'avertissement qui l'accompagne semblent appuyer la première solution. Et celui-ci va peu à peu posséder George, le poussant à reproduire la terrible tragédie survenue auparavant. C'est d'ailleurs cette transformation progressive de George qui fonctionne particulièrement bien. On ne passe pas immédiatement du sympathique père de famille au psychopathe en puissance : Rosenberg prend le temps de montrer les petits changements, l'irritabilité, la colère qui monte et cette impression que quelque chose lui échappe. James Brolin est particulièrement convaincant dans cet exercice, capable de devenir inquiétant sans avoir besoin d'en faire des tonnes. Le plus dérangeant reste finalement de voir un homme parfaitement ordinaire se transformer sous nos yeux, tandis que sa famille assiste, impuissante, à cette métamorphose. À noter également des acteurs qui font bien le job, notamment encore une fois James Brolin qui fait froid dans le dos et tient une bonne partie du film sur ses épaules (celui-ci déclara d'ailleurs n'avoir pu retrouver de travail que deux ans après le tournage de ce film, son caractère étant devenu exécrable). On laissera chacun décider si le rôle lui était vraiment monté à la tête ou si la maison d'Amityville avait déjà commencé à faire des heures supplémentaires. Impossible également de ne pas parler de la fantastique musique de Lalo Schifrin, qui arriverait à coller des frissons à un pingouin en plein Sahara et qui est depuis devenue culte. Ses quelques notes inquiétantes participent énormément à l'atmosphère du film et démontrent qu'un bon thème musical peut parfois être plus efficace qu'un monstre en latex ou en CGI. Au final, Amityville reste surtout efficace parce qu'il sait prendre son temps. La maison n'a pas besoin de courir après ses victimes : elle s'insinue tranquillement dans leur quotidien, jusqu'à ce que le spectateur finisse lui-même par regarder ses murs avec méfiance. Et après ça, difficile de considérer une simple cheminée ou une paire de fenêtres comme des éléments parfaitement innocents.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
25par les lecteurs
Classé
96par la MAMA
Note finale: 4/5















Pas grand chose à part une petite morsure et deux trois litres de sang qui coulent des murs...










Inquiétant et pesant, voilà ce qui qualifie bien le film.










C'est volontairement lent et ça sert particulièrement bien le propos.










Vraie ou pas, l'histoire titille encore bon nombre d'observateurs...










Mythique et totalement indémodable, ses petites notes restent gravées dans l'oreille des fans.










Très discrets, ils ne sont de toute façon pas vraiment nécessaires.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Amityville est donc un de ces films qui, même s'il a forcément vieilli, procure toujours autant de sensations, pour peu que l'on soit réceptif à ce genre de récits et surtout non réticent à un déroulement lent mais maîtrisé de l'intrigue. La maison devient presque un personnage à part entière, aidée par l'inquiétante partition de Lalo Schifrin. Il faudra toutefois attendre le dénouement pour voir les événements s'emballer. Mais après avoir passé tout ce temps à nous susurrer qu'il se passe quelque chose de pas très catholique, on lui pardonne volontiers de finir par hausser le ton.
FICHE TECHNIQUE

AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE / 1979
Titre original:
THE AMITYVILLE HORROR
Avec: James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger, Don Stroud
Scénario: Sandor Stern, Jay Anson, George Lutz
Musique: Lalo Schifrin
Durée:1h57
SYNOPSIS
Un terrible drame frappe Amityville, banlieue bourgeoise de New-York. En pleine nuit, un jeune homme sans histoires assassine froidement toute sa famille et affirme qu'une voix lui aurait ordonné de le faire. Quelques temps plus tard, la maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence. La famille Lutz achète la demeure pensant et vont y vivre 28 jours, pendant lesquels des phénomènes paranormaux vont se déchaîner.

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